Au théâtre de l’Antidote (4e), Ali Bougheraba est comme à la maison. Il est aussi au four et au moulin.
Ali Bougheraba a repris les lieux avec Élodie Cosenza en 2012, douze ans après avoir commencé en tant que comédien et prof de théâtre. Enfoncé dans un canapé en cuir, survêtement rose bonbon et casquette vissée sur la tête, il se remémore le succès de son one man show, Ali au pays des merveilles : « Moi, quand j’ai enchaîné les dates, j’ai trouvé ça un peu bizarre de devoir monter à Paris pour jouer. Ça m’a toujours cassé les pieds. » Arguant que les comédiens provinciaux perdaient leur identité en « devenant Parisien ».
Alors que de nombreux cafés-théâtres de la ville programment des plateaux de stand-up, l’Antidote a pris une tout autre direction et a décidé de miser sur la création de pièces de théâtre. « Ce qui nous intéresse, c’est de former et de créer. C’est plus un laboratoire de création ou de recherche artistique, qu’autre chose. Et c’est là, où ça a une vraie valeur théâtrale. Un théâtre, ça sert à composer, à créer », explique-t-il. Depuis, une quinzaine de pièces sont sorties des planches de l’Antidote.
Le « centre de formation » de l’Antidote
Pour pouvoir « jouer chez soi », le …