Une situation mondiale qui se dégrade

 

Spécialiste des technologies de cartographie et de géolocalisation, TomTom a dévoilé le 21 janvier dernier la 15ᵉ édition de son Traffic Index, une analyse annuelle des tendances mondiales du trafic et des comportements de déplacement. Cette étude s’appuie sur les données de mobilité de l’année 2025 et mesure les niveaux de congestion, les vitesses moyennes et les temps de parcours par kilomètre sur l’ensemble du réseau routier mondial.

Pour la première fois, TomTom a calculé les niveaux de congestion mondiaux en agrégeant les vitesses de conduite sur plus de 3 600 milliards de kilomètres parcourus à travers le monde. Verdict : la tendance est clairement à la hausse. La congestion mondiale progresse de 5 points, passant de 20 % à 25 %. Autrement dit, on passe toujours plus de temps à admirer les feux rouges.

C’est en Colombie que la situation est la plus critique, avec un taux de congestion de 48 %. La France, elle, se classe 48ᵉ, avec un taux de 20 %.

 

Et dans les villes françaises ?

 

On aurait pu croire que Paris règne sans partage sur les bouchons français. Eh bien non, selon l’étude. Lyon arrive en tête, suivie de Bordeaux. Et sur la troisième marche du podium… Montpellier.

Oui, Montpellier. Devant Paris et Marseille. Dans la métropole héraultaise, on roule en moyenne à 25 km/h aux heures de pointes. Résultat : 85 heures perdues par an dans les embouteillages, soit presque quatre jours de vie passés à contempler le pare-chocs de devant.

Bon, relativisons quand même : à Lima, au Pérou, les automobilistes perdent près de 200 heures par an. Ça calme.

 

Et dans le reste du Sud, ça donne quoi ?

 

Ailleurs dans la région, ça circule un peu mieux… mais pas de quoi sabrer le champagne. Avignon se classe 16ᵉ au niveau national, Toulouse 23ᵉ.

Le vrai point noir, c’est que toutes les grandes villes du Sud voient leurs chiffres augmenter par rapport à l’an dernier. Bref, ça coince toujours, et pas qu’un peu.