Décidément Garabed Garabedian reste celui qui a le plus immortalisé La Ciotat, pendant les années où il a ouvert son studio photos 73 rue des Poilus, et où il publiait dans la presse locale.

Jusqu’au 21 février, une exposition organisée par la Ville dans huit lieux différents revient sur l’œuvre de l’artiste. Intitulé « Les 1 001 vies de La Ciotat », l’événement retrace 20 années d’évolution de la commune de 1953 à 1973 à travers l’objectif du photographe.

Un conteur de la mémoire de La Ciotat

Né à La Ciotat en 1927, il était le fils d’une lignée d’Arméniens venus ici dans les années 20. Son fils Jean, deux de ses sœurs, étaient « fiers » d’être présents à l’inauguration jeudi pour découvrir les agrandissements des clichés offerts à la Ville par Rose, l’épouse de Garabed.

Depuis, grâce à un considérable travail de numérisation des clichés, le service des archives nous offre périodiquement des expositions qui régalent les Ciotadens.

Le fils de Garabed, John, aux côtés de ses tantes, se souvient comme hier de ce jour où son père avait rencontré Fernandel (en blanc sur la photo juste derrière).Le fils de Garabed, John, aux côtés de ses tantes, se souvient comme hier de ce jour où son père avait rencontré Fernandel (en blanc sur la photo juste derrière). / Photo C.H.

Ainsi surgit de nos mémoires le 1er supermarché Printania, la cave viticole où l’on pressait encore le raisin, les usines de cuir Gamet, les orchestres jouant sur le port et, de partout, la foule joyeuse… « Tous les clichés exposés aux Pénitents bleus sont de nouveaux tirages, explique Thierry Mabily, directeur des archives municipales. Mais cette année, en collaboration avec le service de la culture, nous avons simultanément préparé des expositions dans huit endroits de la ville, par thématiques. »

Huit thématiques différentes

Alors si la chapelle présente de magnifiques clichés inédits de la vie locale à La Ciotat de 1953 à 1973, et des commerces de 1970 à 1974, la Maison de la construction navale expose « la construction navale des années 1955 et 1956″, et « la pêche et le port » s’affichent à la galerie du port.

On peut continuer le parcours en se rendant au conservatoire de musique ainsi qu’à l’office de tourisme pour voir la première partie des « stars dans l’œil de Gara de 1950 à 1970″. La thématique de l’école est à retrouver à la médiathèque et les « anciens commerces de La Ciotat de 1953 à 1955 » sont mis en valeur à la Chaudronnerie. Enfin, des photos insolites sont réservées à la Microfolie, place Esquiros.

Le maire et ses élus étaient heureux d’inaugurer ces photos  » qui réenchantent les lieux, et montrent que notre ville est un organisme vivant, traversé de mémoires ». Le maire et candidat Alexandre Doriol (DVD) d’y voir « une ville populaire joyeuse » et « un appel aussi à regarder notre ville avec gratitude ».

« Les 1 001 vies de La Ciotat », jusqu’au samedi 21 février. Informations et programme à retrouver sur le site de la Ville.