L’arrivée de Doums — Mamadou Coulibaly à la ville — ne passe pas inaperçue au tribunal de Créteil (Val-de-Marne). Le rappeur, membre du collectif parisien L’Entourage, comparaissait lundi pour des violences envers sa compagne, la mère de deux de ses enfants, survenues entre décembre 2022 et janvier 2026.

Il avait été interpellé et placé en garde à vue le 11 janvier dernier, après le dépôt de plainte de la victime, qui l’accuse de faits de violences conjugales, en présence des enfants.

Le prévenu comme la victime ont demandé que le procès se déroule à huis clos, pour garantir « la sérénité des débats », explique l’avocate du rappeur, Marion Coiffier. Une demande motivée par « la forte médiatisation de cette affaire », et pour protéger les enfants du couple, ainsi que le premier fils du prévenu, né de son union avec l’actrice Adèle Exarchopoulos en 2017.

La compagne de Doums accuse le rappeur à la carrure imposante de l’avoir mise au sol avant de la rouer de coups — lui assénant des coups de pied, de poing, des claques —, de lui avoir tiré les cheveux et craché dessus.

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La victime dénonce quatre épisodes de violences survenus à Vitry-sur-Seine, entre janvier 2022 et le début d’année 2026. Au cours de l’audience, le rappeur a seulement reconnu « un crachat », en janvier 2026.

Un deuxième procès à venir

Le tribunal de Créteil a finalement condamné le rappeur de 32 ans à huit mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire pour les violences survenues le 11 janvier dernier. Les juges ont cependant relaxé Mamadou Coulibaly des faits dénoncés par la victime en 2022, 2023 et 2024.

Le parquet avait requis 20 mois d’emprisonnement, dont 10 mois sous bracelet électronique et 10 mois avec sursis.

Mais le rappeur n’en a pas fini avec la justice. Il sera jugé à Paris le 29 juin pour violences conjugales sur son ex-compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos. Le rappeur et l’actrice, en couple en 2016 et 2017, sont parents d’un garçon.

Adèle Exachopoulos a déposé plainte en octobre 2024 pour des violences commises entre 2017 et 2024, a indiqué le parquet de Paris. Le rappeur avait été mis en examen à la fin du mois de janvier, après avoir été placé en garde à vue.

En mars 2019, l’actrice révélée dans La vie d’Adèle aurait déjà dénoncé une agression commise sur la voie publique, pour laquelle le rappeur aurait été condamné en 2020.

Mais d’autres plaintes auraient suivi, l’actrice se disant victime de harcèlement, de messages d’injures et d’appels téléphoniques malveillants. Au point que, selon nos informations, la justice a prononcé en 2024, une ordonnance de protection. Selon une source proche du dossier, l’enquête a été rouverte pour « violences habituelles sur conjoint et non respect d’une obligation imposée par un juge ».