« Jamais on aurait pu imaginer ça », selon une professeure d’EPS
Tatiana Kolodziej, professeure d’EPS au collège, s’est exprimée devant plusieurs médias sur place : « On est stupéfait, on ne s’attendait pas à ça de sa part. Il est pénible, mais jamais on n’aurait pu s’attendre à ça. »
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Elle a précisé l’avoir comme élève depuis l’an dernier, qu’il était « perturbateur » mais pas violent. Elle explique que l’acte de l’adolescent était « prémédité », étant donné que « ce n’était pas un couteau du collège, car on n’a pas de couteau au collège à disposition des élèves ».
Des agressions « ultraviolentes » ces dernières années
«On a quand même plus d’agressions ultraviolentes ces dernières années » et le « fait nouveau », c’est qu’elles ont « lieu devant ou à l’intérieur de l’établissement, jusque dans la salle de classe », observe de son côté Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (Snalc). Et « ce n’est pas parce qu’on met en place une fouille aléatoire ponctuelle que ça va arrêter quoi que ce soit », a-t-il ajouté.
En septembre, une enseignante avait été agressée au couteau dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin) par un de ses élèves de 14 ans et un ancien élève avait blessé au couteau un élève et une professeure dans un lycée horticole d’Antibes (Alpes-Maritimes). Ces derniers mois, une surveillante a été tuée en juin à coups de couteau à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d’une fouille de sac par des policiers et en avril un lycéen a tué une adolescente de 15 ans et blessé trois autres personnes dans un lycée de Nantes.
« Tant que l’on ne fait pas une vraie prévention ça peut toujours arriver »
«On est sous le choc, encore un drame qui vient frapper une enseignante et la communauté éducative. On s’interroge sur cette violence, on se dit quand est-ce que ça va s’arrêter. Tant que l’on ne fait pas une vraie prévention ça peut toujours arriver », a réagi auprès de l’AFP Emilie Vandepoel, secrétaire départementale SE-Unsa du Var.
« L’école une nouvelle fois frappée à Sanary-sur-Mer »
«L’école une nouvelle fois frappée à Sanary-sur-Mer. Horreur face au drame, soutien à l’enseignante victime et à toute la communauté éducative de France », a réagi Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a réagi sur X.
L’école une nouvelle fois frappée à Sanary-sur-Mer.
Horreur face au drame, soutien à l’enseignante victime et à toute la communauté éducative de France.
L’école est un sanctuaire à préserver.
Les enseignants comme les élèves doivent y être protégés.
— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) February 3, 2026
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« Effroi après la tentative d’assassinat au couteau qui a visé cet après-midi en pleine classe une professeure dans un collège de Sanary-sur-Mer », a également écrit sur X, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella.
La professeure victime opérée
Lors du point presse, le procureur Raphaël Balland a indiqué qu’il n’y avait eu « qu’une seule personne blessée, la professeure ». La victime a été « très rapidement conduite à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne de Toulon », a poursuivi le préfet Simon Barbe.
« Au moment où nous nous exprimons, elle est en cours d’intervention chirurgicale. Juste avant l’opération, son pronostic vital était engagé mais nous avons bon espoir sur le déroulé de l’opération », a-t-il ajouté.
Les élèves ont été évacués classe par classe
Après les faits, aux alentours de 14 heures, les environ 500 élèves ont été dans un premier temps confinés, puis regroupés dans la cour de récréation. Ensuite, « il a été procédé à leur évacuation par niveau scolaire à partir de 15h30 », a expliqué le préfet lors du point presse.
168 opérations menées dans les collèges
Simon Babre, préfet du Var, a de son côté assuré que des opérations de prévention et de lutte contre l’insécurité avaient été effectuées dans le département. « 168 opérations ont été menées dans les collèges. 16 armes blanches ont été détectées. Il n’y a pas de détecteur de métaux, dans cet établissement. C’est un collège tranquille avec une qualité d’ambiance et de vie scolaire remarquée de tous », a-t-il affirmé lors du point presse.
L’enquête devra notamment déterminer comment l’élève a-t-il pu se procurer le couteau.
Un collège réputé pour sa quiétude
D’après Myriam Perrier, secrétaire générale de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Var, le collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer était « réputé pour sa quiétude » et pour son « climat scolaire apaisé ». « Et le quartier aussi », a-t-elle souligné lors du point presse.
Les cours ne seront pas assurés demain mais les élèves pourront tout de même se rendre au sein de l’établissement. Une cellule d’écoute psychologique a été mise en place.
Le déroulé des faits
Toujours d’après les éléments recueillis par le procureur, les faits se sont déroulés vers 14 heures, en classe d’arts plastiques, dans laquelle étaient présents 22 élèves. L’enfant de 14 ans a donné « trois ou quatre coups de couteau » à l’enseignante, âgée de 60 ans. La victime a été blessée au torse à trois reprises.
L’adolescent s’est ensuite enfui, il a été interpellé par un personnel du collège dans la cour de récréation. Et il s’est laissé faire jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.
« Des tensions entre lui et sa professeure »
Lors de sa prise de parole, le procureur a indiqué que les enquêteurs étaient en train de vérifier les raisons du passage à l’acte de l’élève, âgé de 14 ans, en classe de 3e. D’après les éléments recueillis, il y aurait eu « des tensions » entre l’adolescent et la professeure victime. Le collégien « lui en voulait d’avoir fait des rapports à son encontre », a indiqué Raphaël Balland. Le procureur a également indiqué que l’auteur des faits « avait visiblement des problématiques familiales, mais pour le moment, il n’était pas connu pour avoir commis le moindre fait de violences ».
Le procureur de la République de Toulon va s’exprimer
Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, va prendre la parole avec le préfet et le maire dans quelques instants. Il a précisé que l’adolescent n’a « aucune revendication religieuse ou politique à ce stade ».
Le ministre de l’Education se rend sur place dans le Var
Le ministre de l’Education, Édouard Geffray, a indiqué sur X qu’il se rendait sur place au collège La Guicharde. « Mes pensées vont immédiatement à la victime, à sa famille et à l’ensemble de la communauté éducative, dont je partage le vif émoi », a réagi Edouard Geffray.
Le préfet du Var, Simon Babre, a également annoncé qu’il se rendait dans le collège. « Le président de la République est tenu informé de l’état de santé de l’enseignante et de l’évolution de la situation », a dit son entourage à l’AFP.
Le pronostic vital de l’enseignante est engagé
Selon le rectorat de Nice, la victime a été prise en charge par le Samu pour être évacuée vers un hôpital.
L’élève auteur de l’agression a été arrêté et placé en garde à vue
Les faits se sont déroulés vers 14h00. L’enseignante a reçu trois ou quatre coups de couteau portés par un élève de troisième qui a été interpellé et placé en garde à vue pour tentative d’assassinat, a précisé Raphaël Balland.
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau live
Suivez avec nous et en direct les dernières informations concernant l’agression d’une professeur d’arts plastiques au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer, près de Toulon, dans le Var. Poignardée par un élève, la victime, âgée de 60 ans, est grièvement blessée.