Avant les réquisitions, le résumé des plaidoiries de la partie civile

Le parquet va-t-il réclamer une peine d’inéligibilité comme en première instance ? Les avocats du Parlement européen, partie civile dans ce procès, ont pris la parole. Lors de ces deux plaidoiries, les avocats du Parlement européen ont largement mâché le travail des avocats généraux. 

Très vite, Maître Patrick Maisonneuve a repris les premiers mots de Marine Le Pen à l’ouverture de son procès en appel. « Vous avez dit, ‘si un délit a été commis, je suis prête à l’admettre. J’ai peut-être une mauvaise appréciation des choses, ironise l’avocat' », a-t-il cité. « Mais devant la Cour, on a continué à hésiter, à être dans l’approximation. Si on estime qu’il y a une reconnaissance des faits du bout des lèvres », alors, selon ses mots, « c’est du très très bout des lèvres », a-t-il ajouté. 

Me Maisonneuve a enfoncé le clou : « Quand on est confronté aux mails, aux messages, aux pièces du dossier, il y a des évidences qu’on ne peut pas nier. Et bien ces évidences, on a continué à les nier devant vous », dit-il à la Cour. 

L’avocat du Parlement européen a également condamné les attaques qui ont visé les magistrats après la condamnation de première instance. Il a rappelé sur les peines d’inéligibilité, sur l’exécution provisoire qui pourrait priver Marine Le Pen d’être candidate à la présidentielle. 

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