Par
Rédaction Paris
Publié le
3 févr. 2026 à 19h06
Serait-ce l’amorce d’un effacement des digues ? А̀ un mois et demi des élections municipales de Paris, la droite parisienne a connu un minimélodrame ce mardi 3 février 2026. Dans un entretien accordé au Figaro, le conseiller de Paris, président du groupe Horizons-Renaissance « Pour Paris », Paul Hatte a annoncé claquer la porte du camp de Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de la capitale en mars prochain, et rallier Rachida Dati, investie par Les Républicains (LR).
Une « fake news » dénoncée par le camp Bournazel
Conseiller du 17e arrondissement, l’élu de 32 ans a indiqué qu’il dissolvait son groupe. Sa raison ? « La gauchisation de la campagne de Pierre-Yves Bournazel ». Plus tard, dans un communiqué diffusé sur X, il a explicité sa décision en assurant qu’elle « port (ait) l’arrivée d’un maire de gauche de Paris », en dénonçant l’« arrivée de personnalités de gauche », « l’absence de critique du bilan d’Anne Hidalgo » ou encore « des annonces d’économies mal étayées ».
Paul Hatte va même plus loin en accusant Pierre-Yves Bournazel de mener « une stratégie interne » visant « à peser au Conseil de Paris » et « participer à l’élection d’un maire de gauche » au « troisième tour ». Cette missive a jeté un pavé dans la mare de la droite parisienne. Plusieurs élus en soutien du candidat ont ainsi fustigé une « fake news » de la campagne de Rachida Dati.
L’ancienne ministre macroniste Marlène Schiappa a tancé un commentaire de la secrétaire générale du Modem Maud Gatel, soutien de Rachida Dati, sur X. « Fake news totale. Pas toi Maud franchement », a déploré la centriste. L’adjointe au maire du 15e arrondissement et déléguée Horizons Alexia Germont s’est émue d’une réaction de la candidate Reconquête Sarah Knafo en affirmant que Pierre-Yves Bournazel était « le candidat du centre […] loin de votre extrême-droite ».
Le candidat soutenu par Renaissance et Horizons reste mystérieux sur ses intentions dans l’entre deux tours. Interrogé par Challenges en décembre dernier, il avait assuré vouloir « éviter d’avoir à choisir entre échec socialiste et retour en arrière ultra-sarkozyste ».
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