En septembre 2025, appuyée par ses proches et des syndicats, Marie-Pierre Jacquard avait entamé une grève de la faim devant le rectorat d’Aix-Marseille. L’enseignante voulait, alors, faire reconnaître son état de santé par l’Éducation nationale, se disant avoir été très affectée par une affaire de pédocriminalité dans l’académie où elle enseignait auparavant. En 2021, alors en poste au lycée Pierre-Bayen de Châlons-en-Champagne (Marne), elle avait dénoncé sans relâche des agressions sur des élèves qui auraient été commises dans son établissement, et ce dès la fin des années 1990, par un collègue, enseignant en français. La hiérarchie administrative n’avait réagi que tardivement, en septembre 2023, suspendant le professeur en question après le dépôt d’une plainte pour viol par un ancien élève. Peu après, l’enseignant avait mis fin à ses jours.

De cette période, la lanceuse d’alerte Marie-Pierre Jacquard raconte avoir été très affectée, éprouvée par le silence de l’institution, finalement usée par la dépression. Depuis deux ans, mutée dans l’académie d’Aix-Marseille, elle avait contesté les postes obtenus, très différents de celui du poste « à profil » dédié aux arts du cirque qu’elle o…