Sa vie aurait pu s’arrêter là, cette soirée du 28 octobre 2006, sur le siège du bus 32 qu’elle conduisait, près du rond-point de la faculté Saint-Jérôme (13e) dans les quartiers Nord de Marseille. Il est un peu plus de 21 h quand six jeunes mettent volontairement feu au véhicule de la RTM qu’elle pilote. Cet incendie criminel fait une victime : Mama Galledou, passagère du bus, est alors brûlée sur plus de 60 % de son corps.
Vingt ans plus tard, dans cette maison des hauteurs d’Allauch qu’elle doit aujourd’hui quitter, Dany Fernandez, qui n’a pour seule compagnie que sa chienne Romy, ne mâche pas ses mots lorsqu’elle évoque le drame qu’elle a vécu. « Cette histoire m’a tout coûté : un travail, un mariage, ma retraite et surtout ma santé », résume celle qui dispose malgré tout de l’écoute attentive du maire de sa commune, Lionel de Cala.
Stress post-traumatique
« On a dit et écrit tant de choses sur ce sujet. Il y a cette attaque du bus par six jeunes, dont des mineurs, après mon refus de les prendre entre deux arrêts, à un endroit non prévu sur la ligne. Puis, tout va très vite, trop vite : ils répandent de l’essence à l’intérieur du véhicule par bêtise, par vengeance, laissant à peine le…