Un exemple des retards et suppressions signalés at tableau d'affichage

Un exemple des retards et suppressions signalés at tableau d’affichage
Crédits :
ST.M

Depuis octobre 2025, les usagers de la ligne ferroviaire Toulouse-Pau enchaînent les galères : pannes à répétition, suppressions et rames bondées. Face à une qualité de service « insuffisante », la Région Occitanie a décidé de faire payer la SNCF et d’indemniser les abonnés.

Tout a débuté le 1er octobre 2025 avec une panne majeure entre Montréjeau et Boussens qui a paralysé le trafic durant sept heures. Depuis, la situation ne cesse de se dégrader. En décembre, la pénurie de conducteurs a conduit à l’officialisation de suppressions de trains. Début janvier 2026, une panne d’aiguillage à Tarbes, puis un épisode de gel les 8 et 9 janvier ont immobilisé plusieurs trains.

Les chiffres de 2025 parlent d’eux-mêmes : seuls 86,5% des trains étaient à l’heure, loin de l’objectif de 90,7%. Le taux de suppression atteint 7,8%, grèves comprises.

En réponse, un geste commercial a été annoncé : les abonnés FréquenciO’ ne paieront pas leur abonnement de février 2026. Sur les cinq lignes les plus touchées, dont Toulouse-Pau, mars sera également gratuit. Ces remboursements proviennent des pénalités appliquées à la SNCF, les plus strictes de France selon la Région.

Mais pour les usagers quotidiens, ces compensations financières, bien que bienvenues, ne suffisent pas. Ce qu’ils réclament avant tout, c’est l’essentiel : des trains fiables, coordonnés et du personnel pour les faire rouler. Le célèbre slogan de la SNCF « À nous de vous faire préférer le train » sonne désormais comme une provocation pour ces milliers de voyageurs contraints de reprendre leur voiture.

Cet article est réservé aux abonnés.

ST.M