Mouna ne comprend pas bien comment elle pourrait un jour lancer le projet dont elle rêve depuis plus de trois ans. Elle cuisine depuis toujours pour les autres, sa famille et ses amis surtout, mais à 58 ans, avec un mari à la retraite et le coût de la vie qui augmente, elle aimerait rentabiliser sa passion en montant son entreprise de traiteur.
« Le problème, c’est que je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas quels papiers remplir, quelles aides demander et pire, je n’ai pas de réseau », liste la presque sexagénaire venue des Oliviers (13e). Peut-être trouvera-t-elle une réponse ce mardi 3 février, dans les locaux de l’Adie, une association qui accorde des microcrédits – dont une partie à taux 0% – à ceux qui ont peu de ressources et peu de diplômes pour créer leur entreprise.
À Marseille, un habitant sur trois vit dans un quartier prioritaire de la ville (QPV), où le taux de pauvreté est élevé et l’accès à l’emploi faible : l’Adie leur consacre jusqu’à vendredi une semaine de sensibilisation à l’entrepreneuriat. Une vingtaine de personnes, orientées par France Travail, écoutent ce matin-là les conseils de ceux qui ont déjà réussi à monter leur entreprise.
Jusqu’à 20 000 euros po