• Le parquet général a rendu ses réquisitions ce mardi contre Marine Le Pen, le Rassemblement national (ex-Front national) ainsi que dix cadres du parti.
  • Tous sont jugés en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN.
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Les éléments marquants CINQ ANS D’INÉLIGIBILITÉ REQUIS EN APPEL CONTRE MARINE LE PEN

Une peine de cinq ans d’inéligibilité, quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100.000 euros d’amende, a été réclamée mardi contre Marine Le Pen.

En première instance, la présidente du RN à l’Assemblée avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité assortie d’une exécution immédiate.

18:46

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mardi 3 février 2026

RÉACTION DE MARINE LE PEN

« Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée » de concourir à l’élection présidentielle, réagit Marine Le Pen auprès de TF1-LCI à l’issue du réquisitoire du parquet général qui a réclamé cinq ans d’inéligibilité – sans exécution provisoire – à l’encontre de la cheffe de file des députés RN. 

20:20

REACTION

Me Patrick Maisonneuve, l’avocat du Parlement européen, se félicite des réquisitions.

Quid d’une candidature à l’élection présidentielle de 2027 ? « Tant qu’il n’y a pas la décision de la Cour, la décision du tribunal est maintenue, avec notamment une exécution provisoire. Nous verrons ce qui est décidé par la Cour d’appel au mois de mai ou de juin », a assuré l’avocat.

19:12

Marine Le Pen, 5 ans d’inéligibilité requis : la réaction de Me Patrick MaisonneuveSource : TF1 Info

Marine Le Pen, 5 ans d'inéligibilité requis : la réaction de Me Patrick MaisonneuveLogo lectureREACTION

La réaction de l’avocat de Marine Le Pen à l’issue des réquisitions, lequel y voit un « point positif ».

19:07

Marine Le Pen, 5 ans d’inéligibilité requis : la réaction de Me Rodolphe BosselutSource : TF1 Info

Marine Le Pen, 5 ans d'inéligibilité requis : la réaction de Me Rodolphe BosselutLogo lecture CINQ ANS D’INÉLIGIBILITÉ REQUIS EN APPEL CONTRE MARINE LE PEN

Une peine de cinq ans d’inéligibilité, quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100.000 euros d’amende, a été réclamée mardi contre Marine Le Pen.

En première instance, la présidente du RN à l’Assemblée avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité assortie d’une exécution immédiate.

18:46AUCUNE EXÉCUTION PROVISOIRE

Le parquet général a demandé à la cour d’appel « de ne pas assortir les peines complémentaires d’inéligibilité » qu’il s’apprête à requérir de l' »exécution provisoire », c’est-à-dire immédiate.

« L’exécution provisoire est sans incidence sur les mandats en cours. Seule une comdamnation définitive peut y mettre fin », explique un avocat général.

18:30″UNE PROFESSIONNALISATION »

D’un système à la bonne franquette, dixit Jean-Marie Le Pen, nous sommes passés avec Marine Le Pen à une sorte de professionnalisation », lance un avocat général.

Avant de poursuivre : « On ne peut pas se réfugier derrière, comme je l’ai entendu au procès, le caractère fou de la législation européenne. C’est une fraude. En invoquant cela, la défense fait simplement une ligne de défense. Comment imaginer que Marine Le Pen professionnelle du droit entourée de Wallerand de Saint Just, lui aussi professionnel du droit…. Comment ont ils pu ignorer qu’ils étaient en train d’enfreindre la loi ? ».

18:19REQUISITIONS

Les deux avocats ont débuté leurs réquisitions il y a plus de 4h30, selon nos journalistes présents dans la salle d’audience. 

18:07″MARINE LE PEN BÉNÉFICIAIT DE CE SYSTÈME »

« Marine Le Pen a eu un role central, affirme l’un des deux avocats généraux. Elle fixait les règles du fonctionnement interne. Elle bénéficiait de ce système car ses collaborateurs en profitaient ».

« Le RN en a été le bénéficiaire direct. Les économies sur la masse salariale ont pu renforcer la structure qu’il aurait dû assumer sur ses fonds propres. »

17:51MARINE LE PEN ÉTAIT LE « CENTRE UNIQUE DU PARTI »

Les avocats généraux ont attaqué la partie des accusations concernant l’ex-présidente du Rassemblement national. 

Ils évoquent d’abord « un parti historiquement construit sur une formation verticale. Marine Le Pen appartient au noyau dirigeant ». 

Les représentants du ministère public soulignent également qu’à « compter de 2015 jusqu’à son départ du parti, elle en sera le centre unique (…) sans véritable contrepoids interne ».

17:26LE CAS ODOUL LONGUEMENT ÉVOQUÉ

Après une interruption de séance, les avocats généraux ont épinglé le député du Rassemblement national Julien Odoul, condamné en première instance à 8 mois de prison avec sursis et 1 an d’inéligibilité sans exécution provisoire, le tribunal estimant alors qu’il n’avait pas réellement travaillé pour la députée européenne dont il était officiellement collaborateur, mais pour le parti.

Les avocats généraux assurent assure notamment à son sujet avoir découvert « un nouveau concept d’assistant parlementaire fictif : conseiller spécial au cabinet clandestin ».

Pour les représentants du ministère public, « son travail était au service du cabinet et non pas pour le Parlement européen. Tout en étant rémunéré par ce-dernier, pendant quatre mois, il n’a rien fait. Il n’avait pas de lien de subordination auprès de sa députée. »

17:10Julien Odoul lors de son arrivée au procès du RN, le 3 février 2026. - AFP / Thomas SAMSONJulien Odoul lors de son arrivée au procès du RN, le 3 février 2026. – AFP / Thomas SAMSONLE « SYSTÈME » DÉCORTIQUÉ

Le réquisitoire est entré dans une phase plus technique, dans laquelle il est désormais évoqué les détails des contrats des uns et des autres.

Les représentants du ministère public remontent également la chronologie de la mise en place de ce « système », à l’instigation selon eux de « Jean-Marie Le Pen puis de Marine Le Pen ». 

« Charles Van Houtte (comptable du RN) était la cheville ouvrière du système, tout comme Wallerand de Saint-Just (ex-trésorier du parti). Il occupait une place centrale dans la planification du système avec une connaissance précise du risque pénal », ont-ils détaillé.

Avant d’évoquer le cas de Nicolas Corchet, alors expert-comptable et « pleinement responsable avec une infraction pleine » selon les avocats généraux. 

15:48″UN SYSTÈME INDUSTRIEL »

Les deux avocats généraux, qui alternent leurs prises de parole, s’attardent désormais sur le fonctionnement du « système » industriel » mis en place par le parti durant « presque 10 ans ». 

« Les assistants étaient transférés d’un député à l’autre (…), n’étaient pas recrutés par ou pour un député, mais par le parti. Ils étaient détachés d’une écriture comptable au bénéfice du parti », détaillent les représentants du ministère public. 

« Dans la masse considérable des courriers : aucune trace de compétence, aucun échange sur le travail parlementaire effectif. Mais la mécanique froide des budgets,  ont-ils également affirmé. On discute toujours d’argent (au RN, ndlr) et jamais de travail. Une organisation systémique, le tout piloté au plus haut niveau du parti, ce qui exclut toute thèse de l’accident ».

14:38″STRATÉGIE DE DÉLÉGITIMATION »

Les deux avocats généraux ont déploré une stratégie de « délégitimation de la justice », en référence aux appels à manifester par Marine Le Pen et ses proches au lendemain de sa condamnation en première instance.

« Après le délibéré de mars 2025, certains prévenus ont dépassé les limites de l’acceptable. Parler de démocratie des juges, de tentative d’assassinat politique… tout cela n’est pas un débat propre à notre société démocratique, mais du discrédit », ont-ils poursuivi, tout en assurant que « ces attaques exposent les magistrats à une forme de vindicte ».

14:07

DES PEINES D’INÉLIGIBILITÉ DEMANDÉES

Les deux avocats généraux ont la parole depuis 13 heures.

« Nous allons vous demander de confirmer très largement la responsabilité pénale de première instance, et des peines d’inéligibilité seront bien entendu requises », ont tenu à prévenir les représentants de l’accusation dès le début de leur réquisitoire, qui devrait durer près de six heures. 

En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.

13:54

Procès en appel du RN : la dernière chance de Marine Le PenSource : TF1 Info

Procès en appel du RN : la dernière chance de Marine Le PenLogo lectureLE PARQUET VA DEMANDER « DES PEINES D’INÉLIGIBILITÉ »

Le parquet général annonce qu’il va demander « des peines d’inéligibilité » et la confirmation des culpabilités. « Nous allons vous demander de confirmer très largement la responsabilité pénale de première instance, et des peines d’inéligibilité seront bien entendu requises », ont prévenu les deux représentants de l’accusation au début de leur réquisitoire, qui doit durer près de six heures.

13:26L’ÉTAT D’ESPRIT DE MARINE LE PEN

« Pas spécialement fataliste, mais dans l’attente de la décision ». Voilà l’état d’esprit ce matin de Marine Le Pen, à quelques heures du début des réquisitions. Écoutez l’analyse de notre spécialiste police-justice Alexandra Guillet sur LCI.

13:17

RN : l’heure des réquisitions pour Marine Le Pen Source : TF1 Info

RN : l'heure des réquisitions pour Marine Le Pen Logo lectureLA QUESTION DE L’INÉLIGIBILITÉ

« Un mot va attirer l’attention de tout le monde : c’est l’inéligibilité. Est-ce que la cour va requérir un an d’inéligibilité, deux ans, cinq ans ? », explique ce matin Alba Ventura dans « Bonjour ! La Matinale de TF1 ». 

12:46LES RÉQUISITIONS ATTENDUES EN FIN D’APRÈS-MIDI

Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont prévu près de six heures pour, sauf surprise, démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. En l’espèce, les enveloppes du Parlement européen pour rémunérer les assistants des eurodéputés du Front national (devenu Rassemblement national) dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du parti. 

Le 31 mars, le tribunal correctionnel avait condamné Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d’amende et, surtout, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. 

12:31BONJOUR

Bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel du Rassemblement national. Le parquet général doit prendre cet après-midi ses réquisitions contre Marine Le Pen, le RN ainsi que dix cadres du parti, rejugés à Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens. 

La leader d’extrême droite, actuellement inéligible, joue une quatrième candidature à l’élection présidentielle qui aura lieu dans un an, en avril 2027.

12:26Marine Le Pen à Paris le 3 février 2026, avant les réquisitions dans l'affaire des assistants parlementaires européens.  - AFPMarine Le Pen à Paris le 3 février 2026, avant les réquisitions dans l’affaire des assistants parlementaires européens. – AFP

Le parquet général doit prendre mardi après-midi ses réquisitions contre Marine Le Pen, le RN et dix cadres du parti rejugés à Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens, après les premières plaidoiries de la partie civile dans la matinée.
La leader d’extrême droite, actuellement inéligible, joue une quatrième candidature à la présidentielle.

La question de l’inéligibilité

Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont prévu près de six heures pour, sauf surprise, démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. En l’espèce, les enveloppes du Parlement européen pour rémunérer les assistants des eurodéputés du Front national (devenu Rassemblement national) dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du parti. Les deux représentants de l’accusation, Stéphane Madoz-Blanchet et Thierry Ramonatxo, auront ensuite à réclamer des peines à l’endroit de chacun des prévenus.

Si la cour d’appel de Paris n’est pas liée par les réquisitions, ces dernières constituent malgré tout une indication et devront répondre à une question centrale : Marine Le Pen doit-elle pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2027 ? En première instance, le 31 mars, le tribunal correctionnel avait répondu par la négative en la condamnant à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Un jugement globalement conforme aux réquisitions de l’époque.

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Seule une éventuelle peine d’inéligibilité inférieure à deux ans, et l’absence d’une condamnation au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener campagne, pourrait lui permettre d’entrevoir à nouveau un avenir politique. La cour d’appel rendra sa décision « d’ici l’été ».

La rédaction de TF1info