L’enquête a eté ouverte le 15 février 2025, il y a à peu près un an, suite à un signalement portant sur l’organisation d’une soirée « chemsex », pratique sexuelle caractérisée par la prise de drogues pour augmenter le désir, le plaisir et les sensations, à Lille. Selon le communiqué du parquet de ce 3 février 2026, un enfant de cinq ans aurait été « mis en relation avec des adultes de sexe masculin par son propre père ». Il aurait subi lors de cette soirée des « violences sexuelles aggravées par l’utilisation de substances chimiques ». Les faits se sont déroulés entre novembre 2024 et février 2025.

Les dix hommes arrêtés ont entre 29 et 50 ans. Ils ont été mis en examen et neuf d’entre eux ont été placés en détention provisoire. « L’un des principaux mis en examen a mis fin à ses jours le 21 juin 2025 », alors qu’il était détenu provisoirement a fait savoir le parquet. Les individus encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour le crime de viol avec actes de torture ou de barbarie. Le père de l’enfant a lui été mis en examen pour « agression sexuelle incestueuse » et « complicité de viols et agressions sexuelles aggravées au préjudice de son fils », indique le parquet.

Toujours selon le parquet, l’enquête a « confirmé la réalité des faits ». Les parents étaient séparés avant les faits, « l’autorité parentale du père et ses droits de visite et d’hébergement sur son fils sont suspendus ». L’enfant a été confié à sa mère et bénéficie « d’une prise en charge spécifique ».

Cette affaire intervient dans le sillage de l’affaire Pélicot, qui a révélé le phénomène de la soumission chiminique dans les cas d’agressions sexuelles. Dominique Pélicot avait été condamné en 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle pour la violer et la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan (sud-est), entre 2011 et 2020.

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