Les prix du pétrole ont reçu un coup de pouce alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran refont surface. Pour l’instant, cependant, la dernière escalade ne compromet pas les pourparlers prévus.

Énergie – Les tensions persistent au Moyen-Orient

Les prix du pétrole sont en hausse ce matin, après avoir clôturé en hausse de 1,55 % hier. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont refait surface après que les États-Unis ont abattu un drone iranien volant près d’un porte-avions américain. En outre, le Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne a menacé de saisir un pétrolier battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz.

Malgré ces incidents, le président Trump a déclaré que les négociations se poursuivaient. La Maison Blanche a également indiqué que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran étaient toujours prévus pour vendredi. L’incertitude quant à l’issue de ces pourparlers signifie que le marché continuera probablement à intégrer une certaine prime de risque.

Il convient également de suivre l’évolution de la situation en Irak, dans un contexte de désaccord croissant entre la Maison Blanche et le gouvernement irakien. Les responsables politiques irakiens souhaitent nommer Nouri Al-Malaki au poste de Premier ministre. L’administration américaine estime que M. Al-Malaki est trop proche de l’Iran, ce qui a conduit M. Trump à menacer de prendre des mesures diplomatiques et économiques. L’Irak est le deuxième plus grand producteur de l’OPEP, avec une production légèrement supérieure à 4,1 millions de barils par jour en décembre.

Le marché pétrolier a reçu un nouveau coup de pouce grâce au rapport optimiste de l’American Petroleum Institute (API) sur les stocks. Les chiffres montrent que les stocks de pétrole brut américains ont baissé de 11,1 millions de barils au cours de la semaine dernière, ce qui est nettement supérieur aux quelque 640 000 barils attendus par le marché.

Pour les produits raffinés, les stocks d’essence ont augmenté de 4,7 millions de barils, tandis que les stocks de fioul distillé ont diminué de 4,8 millions de barils. Cela reflète l’impact d’une récente tempête hivernale qui a frappé une grande partie des États-Unis. Elle a affecté les infrastructures énergétiques et stimulé la demande de chauffage. Le rapport de l’Energy Information Administration (EIA), plus largement suivi, sera publié dans le courant de la journée. Si les chiffres de l’EIA font état d’une baisse similaire des stocks de pétrole brut, il s’agirait de la plus forte baisse depuis juin 2025.

Les stocks de gaz de l’UE sont désormais tombés juste en dessous de 40 % de leur capacité, bien en deçà de la moyenne quinquennale de 56 %, ce qui laisse présager une fin de saison de chauffage 2025/26 inférieure aux niveaux de 2022. Malgré la poursuite du resserrement des stocks, les prévisions de temps plus clément ont pesé sur les prix. Le a clôturé en baisse de 3,2 % hier.

Métaux – Rebond dans l’ensemble du complexe

Les métaux de base ont rebondi mardi, le menant la danse après les fortes fluctuations de la semaine dernière. La vente massive d’or et d’ s’est également atténuée, grâce à la stabilisation des conditions générales du marché et à l’assouplissement du dollar.

Après avoir chuté depuis leurs niveaux records dans un contexte de forte volatilité, les métaux précieux ont suscité un regain d’intérêt chez les acheteurs. Le stress sur les marchés s’étant atténué, et l’argent ont récupéré une partie de leurs pertes antérieures. L’or au comptant a progressé de plus de 6 %, tandis que l’argent a gagné environ 8 %.

Pour l’or, la récente correction n’indique pas de changement dans le scénario macroéconomique sous-jacent. La demande de valeurs refuges, les achats continus des banques centrales et les perspectives des taux réels restent favorables à moyen terme. Bien que la dynamique à court terme ait déclenché la dernière reprise, la tendance haussière pluriannuelle de l’or continue de reposer sur une accumulation régulière du secteur officiel. Cette tendance a commencé en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Bien que les achats des banques centrales aient légèrement ralenti l’année dernière, les institutions restent d’importants acheteurs nets.

Les prix du cuivre ont augmenté après qu’un groupe industriel soutenu par l’État a appelé la Chine à augmenter ses réserves stratégiques de cuivre. Le cuivre au LME a fortement rebondi, gagnant près de 5 %, après une chute de 11 % entre le record atteint jeudi dernier et la clôture de lundi. L’Association chinoise de l’industrie des métaux non ferreux a exhorté les autorités à augmenter la capacité de réserve et à coordonner leurs efforts avec les principaux producteurs publics afin de renforcer les stocks commerciaux.

Le dernier rapport Commitment of Traders montre que la position longue nette sur le cuivre du LME a chuté de 11 323 lots à 35 980 lots pour la semaine se terminant le 30 janvier, son plus bas niveau depuis le 27 octobre 2023. Parmi les autres métaux, les gestionnaires de fonds ont réduit leur position longue nette sur l’aluminium de 20 130 lots à 90 636 lots, son plus bas niveau depuis la semaine close le 23 mars 2025. En revanche, les spéculateurs ont augmenté leur position longue nette sur le zinc de 1 122 lots à 41 415 lots.

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