À 77 ans,
Julien Clerc continue d’écrire sa partition avec la
même intensité. Le 23 mai dernier, le chanteur a dévoilé son 28e
album, Une vie, réalisé
par
Benjamin Biolay, entouré de plumes prestigieuses
comme
Serge Lama,
Carla Bruni,
Gaëtan Roussel,
Didier Barbelivien ou
David McNeil. Soixante ans de carrière célébrés
avec élégance, alors qu’une tournée se profile déjà à l’horizon
2027. Mais derrière l’artiste infatigable se dessine aussi un homme
en quête d’équilibre, passionné de lecture, de cinéma, de théâtre,
de natation et de cuisine. Et surtout de voyages. Dans une
interview accordée au Parisien le 24 mai, il a livré de rares confidences sur
un lieu qui l’inspire profondément : une île japonaise devenue son
refuge.
Julien Clerc : Naoshima,
l’île-musée qui l’inspire
« J’aime beaucoup le Japon,
notamment l’île de Naoshima. Elle était en train de se mourir car
la jeunesse l’avait désertée, laissant seuls ses vieux pêcheurs…
Jusqu’à ce qu’un milliardaire nippon décide, à la fin des années
1980, de reprendre toutes les anciennes maisons et les fasse
réaménager avec l’aide de jeunes architectes du pays, très pointus,
qui les ont transformées en sorte d’œuvres d’art », confie
Julien Clerc
dans Le Parisien.
Cette
renaissance spectaculaire a métamorphosé l’île en
véritable laboratoire artistique à ciel ouvert. Un musée y a
également vu le jour, renforçant son aura culturelle. Là-bas, le
chanteur conjugue plaisir esthétique et activité
physique : « Sur place, il faut louer un vélo pour allier le sport
et la culture et, là, on profite de vacances formidables »,
conseille-t-il. Entre mer intérieure, architecture contemporaine et
installations monumentales, Naoshima offre une
parenthèse hors du temps. Un territoire où l’art dialogue avec la
nature, et où l’on ralentit pour mieux regarder.
Julien Clerc : une vie
paisible à Vaucresson, loin des projecteurs
Ce goût pour les havres
inspirants se retrouve aussi dans sa vie quotidienne. Loin de
l’effervescence parisienne,
Julien Clerc
s’est installé à
Vaucresson, dans les Hauts-de-Seine. Une maison
spacieuse entourée de verdure, acquise durant la période du
Covid-19. L’artiste partage ce cocon avec son épouse, la romancière
Hélène Grémillon, et leur fils Léonard, aujourd’hui
âgé de 17 ans. Une vie familiale qu’il cultive avec discrétion,
entre marchés locaux et balades en forêt.
« Je suis content d’être à
Vaucresson, il y a des marchés, on est entouré de bois. Nous avons
adoré les parcs dans Londres et on ne se voyait pas revenir dans
Paris », expliquait-il au Parisien. Car avant ce retour en région parisienne, le
couple partageait son temps avec
Londres. Mais le Brexit et les allers-retours en Eurostar ont
fini par convaincre le chanteur de poser ses valises dans un
environnement plus stable, plus vert, plus serein.
Julien Clerc : sa maison familiale dans le Poitou
Le chanteur possède aussi une
maison familiale dans le Poitou où il s »y rend quelques fois
pour se ressourcer. Un retour à la campagne guidé
par un besoin profond de calme, d’espace et de protection. Loin de
l’agitation des grandes villes, l’artiste redécouvre une région qui
a façonné son imaginaire bien avant les projecteurs. « Si j’ai eu
cette vie très enrichissante à la campagne, c’est aussi parce
qu’enfant, je passais un mois de vacances dans le Poitou avec mon
père », confiait-il à Paris Match en 2021. Dans ces
paysages vallonnés de l’Ouest, une part de son
inspiration s’est ancrée durablement. Une parenthèse presque hors
du temps, entre vie de famille et moments de création.
Contrairement à l’image
parfois associée aux grandes figures de la chanson française, cette
demeure n’a rien d’ostentatoire. Pas de
villa spectaculaire ni de luxe tapageur : il s’agit d’une
maison de famille, simple et chaleureuse, protégée des regards.
Julien Clerc y cultive une sobriété assumée.