Des pourparlers tripartites directs entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis ont commencé mercredi à Abu Dhabi. Mais les blocages subsistent en amont de cette deuxième ronde de négociations: Moscou a répété que la guerre se poursuivra tant que Kiev n’acceptera pas ses conditions.

« Nous travaillons dans le cadre des directives du président Zelensky pour atteindre une paix juste et durable », a déclaré le négociateur ukrainien Roustem Oumerov sur Telegram. Les négociations, deuxième ronde de dialogue direct après celle du 23 janvier, ont « commencé en format trilatéral » et seront suivies par des discussions thématiques par groupe, a-t-il ajouté.

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De son côté, le porte-parole du Kremlin a assuré que « tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra ». Récemment, le Kremlin avait affirmé que l’une des conditions « très importante » serait que que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu’elles contrôlent encore dans le Donbass, à l’est du pays.

Rideau défensif et centrale nucléaire

Comme condition préalable à tout accord, Moscou souhaite notamment que Kiev retire ses troupes de l’ensemble de la région orientale de Donetsk, y compris d’une ceinture de villes qui fait figure de rideau défensif de l’Ukraine.

Kiev plaide de son côté en faveur d’un gel du conflit le long de la ligne de front actuelle et a rejeté tout retrait unilatéral de ses forces.

Les deux parties restent encore très éloignées sur des points clés malgré plusieurs cycles de discussions avec des responsables américains. Le sort de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe située dans une zone occupée par la Russie, en fait partie.

L’entretien de mercredi intervient au moment où les Etats-Unis affirment être proches de conclure un accord pour mettre fin au conflit.

jop avec agences