Entre février 2025 et janvier 2026, dix hommes ont été interpellés et mis en examen pour des faits de viols sous soumission chimique sur un enfant de cinq ans à Lille (Nord). C’est le père de la victime qui l’aurait conduit sur les lieux du crime.
« On est passé au-delà du sordide. » Confrontée aux images retrouvées dans le matériel informatique des mis en cause, cette source proche du dossier citée par Le Figaro peine à se remettre de ce qu’elle a vu. Et pour cause : l’affaire qui est actuellement enquêtée à Lille (Nord) rassemble tout ce qu’il y a de plus sordide : violences sexuelles, inceste, pédocriminalité, soumission chimique et zoophilie.
Les faits se sont passés le 14 février 2025. Ce soir-là, un père de famille emmène son fils de 5 ans dans un logement Airbnb, loué par un couple homosexuel marié. En tout, dix hommes âgés entre 29 à 50 ans, rencontrés sur les réseaux sociaux et sites de rencontres gays, seront impliqués.
« C’est un dossier horrible, je n’ai jamais vu ça »
Ce qui se passera pendant des heures ce soir-là « dépasse l’entendement », rapporte une source, toujours dans les colonnes du Figaro. « C’est un dossier horrible, je n’ai jamais vu ça, je ne vois pas comment on peut descendre plus bas, abonde une autre source. Ce qui s’est passé ce soir-là est insoutenable. »
Le lendemain, l’enfant est hospitalisé et un signalement est donné devant son état de santé. Une enquête est ouverte et aboutira, entre février 2025 et le 23 janvier dernier, à l’interpellation et la mise en examen des dix hommes. Ils ont été inculpés pour viols et agressions sexuelles sous soumission chimique avec actes de torture ou de barbarie. Une enquête a également été ouverte pour actes de cruauté envers un animal domestique et atteintes sexuelles en réunion sur un animal domestique.
Lors de l’enquête, la saisie du matériel informatique des suspects rajoute une dimension dans l’horreur. Des éléments liés à « la zoophilie, la pédophilie, des actes de torture et barbarie » sont retrouvés, toujours selon Le Figaro.
Un des mis en cause s’est suicidé en prison
Depuis, l’implication du père de l’enfant serait plus attentivement étudiée par les enquêteurs. Il conteste en effet avoir volontairement livré son fils à ces hommes. Selon le parquet, il aurait lui aussi été « victime de viols et d’agressions sexuelles commis avec une substance chimique au cours de la même soirée. » Il est le seul des dix mis en cause à ne pas avoir été écroué mais laissé libre sous contrôle judiciaire.
Cependant, l’un des suspects ne sera jamais jugé, s’étant donné la mort dans sa cellule en juin dernier. Il s’agit de l’un des organisateurs de la soirée, qui avait déclaré dès l’éclatement de l’affaire « qu’il ne tiendrait pas » face à la gravité des faits qui lui étaient reprochés.
De son côté, le petit garçon a été selon le parquet « confiée à sa mère dont le père était séparé avant les faits. Il bénéficie d’une prise en charge spécifique. L’autorité parentale du père et ses droits de visite et d’hébergement sur son fils ont été suspendus. » L’enquête se poursuit, notamment avec les auditions des mis en examens et leurs expertises psychiatriques.