Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026 dans le Rhône. À Lyon et dans sa métropole, les communes recherchent des assesseurs pour garantir des scrutins transparents et équitables. Une façon concrète de s’engager, loin des discours, au cœur de la démocratie locale.
Le dimanche, en France, c’est souvent sacré. On se retrouve en famille autour d’un bon repas, on débat de tout et de rien, parfois de politique, souvent de la dernière recette de grand-mère. Mais en mars prochain, deux dimanches risquent de bousculer cette habitude bien ancrée. Les 15 et 22 mars 2026, les habitantes et habitants du Rhône sont appelés à élire leurs équipes municipales. À Lyon, c’est l’occasion de glisser un bulletin dans l’urne… et, pour celles et ceux qui le souhaitent, de passer de l’autre côté de la table en devenant assesseur.
De l’autre côté de l’urne
Devenir assesseur, ce n’est pas seulement « tenir un bureau de vote » derrière une table en plastique. C’est accueillir les électeurs, vérifier les listes, faire signer, tamponner, surveiller l’urne et, en fin de journée, participer au dépouillement. Un travail discret, souvent invisible, mais sans lequel le scrutin ne pourrait tout simplement pas avoir lieu dans de bonnes conditions.
Un rôle clé pour la transparence
Dans un contexte où la confiance envers les institutions est régulièrement questionnée, la présence d’assesseurs volontaires est un signal fort. Leur mission est de veiller au respect des règles, de s’assurer que chaque voix compte, et que personne ne soit empêché de voter. Être assesseur ou assesseure, c’est mettre les mains dans le concret de la démocratie, loin des grands plateaux télé, au plus près des habitantes et habitants de son quartier.
Une parenthèse loin du repas de famille
Pour beaucoup, le dimanche midi rime avec belle-famille, blagues un peu lourdes, discussions politiques tendues et débats sans fin sur « pour qui tu votes ? ». Cette année, une porte de sortie assumée existe : se porter volontaire dans un bureau de vote de son arrondissement ou de sa commune. Plutôt que de parler politique autour du gigot, vous pouvez la pratiquer, carte d’électeur en main, stylo à la main, sourire aux lèvres.
Être acteur et actrice de la ville
À Lyon et dans les villes de la métropole, devenir assesseur, c’est aussi se sentir pleinement acteur ou actrice de son territoire. On y croise des voisins, des bénévoles associatifs, des retraités, des étudiants, des parents d’élèves… Une sorte de photo de groupe de la ville, réunie le temps d’une journée pour faire tenir la démocratie debout. En sortant du bureau de vote, on ne se contente plus de dire « j’ai voté » : on peut dire « j’ai participé au bon déroulement des élections ».
Article signé par Mariam Bah