L’Association centre de santé Saint-Bruno ne désarme pas. Alors que la Ville de Grenoble a annoncé que l’en­ve­loppe des­ti­née à la créa­tion d’un centre de santé com­mu­nau­taire serait allouée à un pro­jet prévu dans le quar­tier Flaubert, les défen­seurs d’un centre au sein du quar­tier Saint-Bruno ont inter­pellé le maire et les élus lors du conseil muni­ci­pal du 2 février 2026, via une ques­tion orale dépo­sée par le conseil citoyen indé­pen­dant (CCI) du sec­teur 1.

réunion de l'Association centre de santé Saint-Bruno en novembre 2025. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Réunion de l’Association centre de santé Saint-Bruno en novembre 2025. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Objectif de la prise de parole ? Mettre en avant une solu­tion alter­na­tive per­met­tant, selon le CCI‑1, la réa­li­sa­tion simul­ta­née des deux centres. Ceci via l’a­chat à Actis des locaux pré­vus pour le centre de santé Flaubert « sur une longue durée grâce à une for­mule de type “cré­dit-ven­deur” qui per­met à l’acheteur de régler par exemple en quinze ans le ven­deur », a décrit Hervé Derriennic. Le tout avec la pos­si­bi­lité pour la Ville de per­ce­voir un loyer du centre en ques­tion, venant com­pen­ser le ver­se­ment annuel.

Le CCI‑1 a éga­le­ment pro­fité de l’oc­ca­sion pour adres­ser quelques cri­tiques à la majo­rité muni­ci­pale. À com­men­cer par le choix du quar­tier Flaubert. « Décision sur­pre­nante, ce quar­tier étant encore en construc­tion avec moins de 30 % des loge­ments pré­vus construits, dont seule­ment un quart de loge­ments sociaux, sans aucun pro­fes­sion­nel de santé ou habi­tant impli­qué », a‑t-il jugé. Ce pour mieux mettre en avant la mobi­li­sa­tion autour du pro­jet Saint-Bruno, et notam­ment une péti­tion affi­chant 1 600 signa­tures au compteur.

L'Espace Saint-Bruno, où l'association veut installer le centre de santé communautaire. DR

L’Espace Saint-Bruno, où l’as­so­cia­tion veut ins­tal­ler le centre de santé com­mu­nau­taire. DR

Des signa­tures que ne veut pas voir le maire, Éric Piolle ? « Vu l’importance de ce pro­jet pour les habi­tants du quar­tier, l’association vous a sol­li­cité […] pour vous expo­ser les carac­té­ris­tiques du pro­jet […]. Elle sou­hai­tait aussi à cette occa­sion vous remettre les 1 600 signa­tures recueillies. L’association n’a reçu ni réponse ni ren­dez-vous de votre part », a regretté Hervé Derriennic. Qui pré­ci­sait, quelques ins­tants aupa­ra­vant, avoir tout de même ren­con­tré quatre fois l’ad­joint à la Santé, Pierre-André Juven.