Contre le cancer, l’ARS Paca mise tout d’abord sur la prévention et l’action, piliers du dispositif. Elle a mis en place des programmes de lutte contre le tabagisme, dont l’ampleur était plus élevée dans la région (32 %) qu’au niveau national (27 %). Autre disparité territoriale : quand en France, en 2022, le taux de dépistage du cancer du sein était de 49 %, il était seulement de 39 % en Paca. L’ARS a donc voulu mettre les moyens pour combler ces écarts.
Autre axe de travail : l’amélioration de la qualité de vie des patients. Ainsi, le recours à la chimiothérapie à domicile a augmenté de 220 % entre 2021 et 2024. Le financement des soins oncologiques de support, qui accompagnent le patient pendant et après la maladie était jugé insuffisant. L’ARS a alors choisi de les développer davantage.
Des parcours médicaux ont également été structurés pour réduire les délais et améliorer la qualité du traitement. Une meilleure prise en charge des cancers de mauvais pronostic, qui diagnostiqués trop tardivement réduisent les perspectives de survie, est inhérente au dispositif.
Dans sa feuille de route publiée en 2022, l’agence soulignait des données préoccupantes : en Paca, les femmes ont 4 % de risques en plus de décéder d’un cancer du poumon, et dans le Var et les Bouches-du-Rhône, la mortalité du cancer du pancréas est plus élevée qu’ailleurs. Le dépistage à un stade précoce apparaît comme un enjeu majeur de santé publique.
Enfin, l’ARS Paca a par ailleurs tenté de veiller à ce que les progrès bénéficient à l’ensemble de la population, en garantissant l’équité dans l’accès aux soins. Malgré le suivi médical accru, elle rappelle le poids évitable d’une partie importante des cancers (tabac, alcool…) : un taux estimé à 40 %.