“Course aux armements : le compte à rebours est lancé”, lance The Atlantic. “Avec la fin du traité États-Unis-Russie, le risque d’une nouvelle course à l’arme nucléaire”, titre The Guardian. “Trump se désengage du contrôle conjoint des armes nucléaires avec la Russie”, renchérit Politico. “Le jour où le monde n’aura plus de règles nucléaires”, résume, de son côté, Ura.ru. Le ton est grave, unanime.

Le 5 février 2026 marquera, comme l’écrit ce site d’information proche du Kremlin, “la fin du document qui a servi, pendant plus de dix ans, de pierre angulaire à la stabilité stratégique et constituait l’unique accord encadrant encore les arsenaux nucléaires russe et américain”. Et cette disparition inquiète bien au-delà de ces deux capitales.

Signé en 2010 à Prague par Barack Obama et l’ancien président russe Dmitri Medvedev, le traité New Start de réduction des armes stratégiques imposait des plafonds clairs : il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1 550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification. Mais au fil des années, le traité s’est délité, notamment depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine.

En 2023, Moscou suspend sa participation, évoquant les sanctions occidentales et l’aide militaire occidentale à l’Ukraine