Postes de police clandestins, tentatives de rapatriement forcé de ressortissants, étudiants-espions ou encore laboratoires scientifiques et entreprises infiltrés… Les opérations d’ingérence et d’espionnage émanant de la Chine commises sur le sol français sont aussi pernicieuses que variées. Cette nouvelle affaire, révélée par les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et les magistrats de la section cyber du parquet de Paris, s’avère encore plus inquiétante tant elle met en scène des procédés techniques sophistiqués et particulièrement agressifs.

D’après nos informations, confirmées par le parquet de Paris, deux hommes de nationalité chinoise ont été mis en examen ce mercredi dans le cadre d’une information judiciaire portant sur des infractions très sensibles liées à la cybercriminalité et l’espionnage : « livraison d’informations à une puissance étrangère, une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » ; « extraction frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé de données commis en bande organisée » ; « entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données commis en bande organisée » ; « utilisation non autorisée de fréquence ou d’installation radioélectrique » ; « importation non autorisée d’un dispositif technique ayant pour objet la captation de données informatiques »…