La population du Grand Est est stable au 1er janvier 2023, selon l’étude annuelle publiée par l’INSEE. Avec 5,6 millions d’habitant, c’est la sixième région la plus peuplée de France. Le Bas-Rhin est le département le plus attractif. Les zones frontalières notamment près du Luxembourg attirent.

L’Insee dévoile ce jeudi les chiffres officiels des populations de chaque commune française. Au 1er janvier 2023, alors que la France comptait 68.094.000 habitants, le Grand Est est toujours au 6e rang des régions de France avec 5 563 378 habitants. C’est 8,2% de la population française. Alors que sur la période précédente, la région avait perdu 10.600 habitants, elle en a gagné 4.300 entre 2017 et 2023. Dans une démographie en berne, c’est l’attractivité résidentielle qui permet cette quasi stabilité.

C’est le département du Bas-Rhin qui porte cette attractivité. Les zones frontalières, notamment proches du Luxembourg, gagnent des habitants. Au niveau des grandes villes, le nombre d’habitants continue de progresser à Strasbourg et Metz. Il diminue à Reims, Mulhouse et Nancy. Mais globalement, sur l’ensemble de la région, la population baisse dans trois communes sur cinq.

Le Bas-Rhin toujours le département le plus attractif dans une région où la population stagne

Dans le Grand Est, le nombre de naissances ne vient plus combler le nombre de décès. Mais la région arrive désormais à attirer des habitants qui viennent s’y installer. Entre 2017 et 2023, près de 325 000 naissances ont été comptabilisées pour 336 000 décès. Ça n’empêche pas la région d’avoir gagné 4 300 habitants. C’est le Bas-Rhin qui tire particulièrement cette hausse avec une attractivité supérieure aux autres départements. Avec 1 163 810 habitants, c’est le département le plus peuplé. Il affiche une croissance de sa population de 0,6% par an.

Au niveau des départements, la population est en hausse dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle. Elle stagne dans l’Aube et en Meurthe-et-Moselle. La Marne, les Ardennes, les Vosges, la Meuse et la Haute-Marne perdent des habitants.

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Une population qui baisse dans trois communes sur cinq, mais augmente près des frontières

Dans le Grand Est, 2.870 communes ont perdu des habitants entre 2017 et 2023. Dans le même temps, la population a augmenté dans 1.905 communes et stagné dans 340. Alors que la baisse se ressent dans la majorité des communes, les zones frontalières gagnent des habitants. C’est le cas dans la plaine d’Alsace, mais aussi à la frontière avec le Luxembourg.

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Une situation contrastée dans les grandes villes

Les communes de plus de 15.000 habitants gagnent en moyenne 0,3% de population par an. Elles représentent 28% de la population du Grand Est. Entre 2017 et 2023, sur ces 34 communes, 16 sont en croissance démographique, trois stagnent et 15 ont une population qui diminue.

C’est la ville de Metz qui est la plus dynamique avec un gain moyen par an de 0,9% d’habitants entre 2017 et 2023. Strasbourg, la plus grande ville de la région avec 293 770 habitants, a une croissance annuelle moyenne de 0,7%.

Nancy, avec 103 670 habitants, est désormais en stagnation. Reims et Mulhouse perdent des habitants entre 2017 et 2023, avec une baisse moyenne annuelle de 0,4 % pour l’une et 0,7% pour l’autre.

illustration agrandir l'image Dynamique de croissance dans les communes du Grand Est de plus de 100 000 habitants © Aucun(e) – INSEE

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