La scène a été filmée par l’une des suspectes et diffusée sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, un élève de l’établissement, situé à Saint-Genis-Laval, est lié à l’agression. Il a été placé en mesure conservatoire en attendant son conseil de discipline.

Une scène d’une grande brutalité. Une jeune collégienne a été violemment agressée vendredi 30 janvier par deux autres adolescentes près de son établissement scolaire, le collège Jean-Giono à Saint-Genis-Laval, près de Lyon (Rhône), a appris Le Figaro auprès du rectorat, confirmant une information de LyonMag .

La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, est d’une violence insoutenable. Elle montre la victime recroquevillée sur elle-même, au sol, en train de subir de très nombreux coups de pied à la tête de la part de deux agresseuses. «Ça fait du bien sale tapin», clame l’une d’entre elles dans la vidéo. L’autre adolescente, enregistrant la scène, s’approche de son côté du visage de la victime pour la filmer de plus près, avant que cette dernière n’éclate en sanglots. Les images ont été diffusées par LyonMag sur demande des parents de la victime, qui ont souhaité médiatiser l’affaire, selon nos confrères.


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Les deux suspectes extérieures au collège

Les forces de l’ordre sont intervenues peu après les faits et ont alerté la direction de l’établissement, précise l’académie de Lyon au Figaro ce mercredi soir. La jeune victime, qui serait âgée de 15 ans, a été hospitalisée. Selon nos informations, les deux suspectes sont extérieures au collège. En revanche, l’un des élèves de l’établissement scolaire est lié à l’agression. «Il a été placé en mesure conservatoire en attendant son conseil de discipline», nous indique-t-on. «La principale (de l’établissement) est en lien avec la famille de l’élève victime de l’agression pour les soutenir au mieux. Elle a également écrit aux parents d’élèves pour leur expliquer la situation», nous précise-t-on.

Dans un communiqué transmis à nos confrères de LyonMag, la maire de Saint-Genis-Laval, Marylène Millet, a adressé son soutien à la victime et sa famille, et dénoncé une «dérive profondément préoccupante»: «Chez certains mineurs, la violence est devenue banalisée, décomplexée, dépourvue de toute conscience des conséquences et marquée par une absence manifeste d’empathie. La souffrance infligée à autrui n’est plus perçue comme un interdit», a-t-elle regretté. En conséquence, la municipalité a annoncé un renforcement de la présence de la police municipale autour des écoles de la commune.