Il a fallu que Claude Puel fasse entrer ses titulaires pour que les Aiglons, très mal embarqués, renversent la table, fassent vibrer les 17.949 spectateurs officiellement présents, et voient même leurs ultras chanter « Merci le Gym », après la qualification.

Trois minutes après le deuxième but de Montpellier, le jeune Kail Boudache, tout juste entré en jeu, a réduit la marque sur un centre de Elye Wahi (1-2, 72e).

Puis, en toute fin de match sur un corner de la gauche, le jeune Everson Jr. a malencontreusement remis sur le Niçois Antoine Mendy, qui a égalisé en force (2-2, 88e).

C’est alors que s’est opérée la magie pour les supporteurs niçois. Sofiane Diop a joué son corner à deux avec Jonathan Clauss, avant de frapper enroulé dans le petit filet de Mathieu Michel (3-2, 90e+ 7). Ce but a effacé plus de 70 minutes de calvaire.

« Cela veut dire quoi ‘Y aller à fond’ ? On fait les matches à fond, en Coupe comme en championnat. Après, ‘jouer la Coupe’, ça ne veut rien dire », s’était insurgé Puel à la veille, en conférence de presse.

Il avait pourtant caché son jeu. Car il a démarré avec huit joueurs différents de ceux qui avaient débuté contre Brest (2-2) dimanche. Tous ses hommes forts, excepté Charles Vanhoutte, propulsé capitaine pour l’occasion, étaient soit sur le banc, soit en tribune.

Trois changements à la pause

Alors, pour « y aller à fond », Nice a eu beaucoup de mal en première période. D’ailleurs, comme du temps des pires heures du mois de décembre sous les ordres de Franck Haise, les Aiglons ont encaissé un but dès la première action adverse.

Après un une-deux avec Everson Jr., Nicolas Pays s’est joué de Brad-Hamilton Mantsouga pour centrer au cordeau. De l’autre côté, Lucas Mincarelli a pressé fort le jeune international ghanéen Kojo Oppong, qui a marqué contre son camp (0-1, 4e).

Après cette aubaine, les hommes de Zoumana Camara, venus pour jouer à cinq derrière, ont attendu les tentatives d’offensives niçoises, que le trio Bernardeau-Diallo-Jannson a été incapable de mettre en place.

En dehors d’un coup franc de Bernadeau dévié par le mur qui a failli tromper Michel, le gardien N.2 des Héraultais (26e), il a fallu attendre la 42e minute pour voir la seule action construite des Aiglons se terminer par une frappe non cadrée de Salis Abdul Samed.

Pour y croire encore, Puel devait forcément réagir. Il a fait trois changements à la pause, incorporant Clauss, Wahi et Sanson. À l’heure de jeu, c’était le tour de Diop et Boudache.

Résultat : Nice a poussé fort, mais maladroitement. Sur le premier contre montpelliérain, Alexandre Mendy, formé à Nice, s’est d’abord joué de son homonyme Antoine Mendy, puis de Juma Bah pour doubler la mise (0-2, 69e).

À ce moment de la partie, peu auraient pensé à un revirement. Cela s’est portant bien produit. Comme contre Brest (2-2), Nice était mené 2-0 et Nice a refait son retard. Avant le derby contre Monaco, dimanche, les Aiglons, ont fait le plein de confiance.

La métamorphose de Guéla Doué à Strasbourg
Buteur contre le PSG, le latéral droit strasbourgeois Guéla Doué brille depuis l’arrivée de l’entraîneur Gary O’Neil, qui en a fait l’un de ses hommes de base, avant la réception de Monaco jeudi (21h) en 8es de finale de la Coupe de France. Un but et deux passes décisives en trois matchs : sous les ordres du technicien anglais, l’international ivoirien a retrouvé l’efficacité qui l’a fui l’automne dernier, lorsque Liam Rosenior était aux commandes.
Opéré cet été aux adducteurs, le natif d’Angers, formé à Rennes, a bien débuté en marquant dès son retour fin septembre contre le Paris FC (victoire 3-2) avant de donner deux passes décisives contre le Paris Saint-Germain (3-3) et Lyon (2-1) en octobre, avant de baisser de régime, comme toute l’équipe. De retour de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) mi-janvier, après le séisme du départ de Rosenior à Chelsea qu’il a vécu depuis le Maroc, le joueur de 23 ans a rapidement trouvé sa place à droite d’une nouvelle défense à quatre, établie par O’Neil.
En quelques jours de préparation, avant la venue de Metz, le frère aîné de l’attaquant parisien Désiré Doué a assimilé son nouveau rôle : celui d’un latéral droit à qui l’on demande de rejoindre le cœur du jeu en phase offensive.