Renault va assembler le moteur chinois de la nouvelle Twingo électrique dans son usine historique de Cléon. Le bloc français à rotor bobiné présent dans les R5, R4, Mégane ou encore les Alpine A290 et A390 est-il menacé ?
Développer une nouvelle voiture électrique de A à Z en moins de 24 mois, tel a été le pari (réussi) de Renault et sa quatrième génération de Twingo, désormais 100 % électrique uniquement, dévoilée le 6 novembre 2025. La clé de cette performance ? Un choix de partenaires bien stratégiques, au cœur de la Chine. C’est à Shanghai que le constructeur au Losange a installé son nouveau centre de R&D nommé « ACDC ».
Parmi les éléments développés à l’autre bout du globe, on trouve un moteur électrique inédit, d’une puissance de 82 ch. Et il s’avère que ce bloc devra être assemblé en France dès le printemps 2027, comme le rapportent nos confrères de L’Argus le 3 février 2026. De quoi soulever des questions et susciter des inquiétudes.
Un moteur Renault chinois, made in France
Chez Renault, les moteurs électriques sont fabriqués à l’usine historique de Cléon, en Seine-Maritime (76). C’est en toute logique que la marque a choisi ce site pour y assembler son nouveau bloc chinois, jusqu’à 120 000 unités par an dans le meilleur des cas.
Le moteur de la Renault Twingo sera bientôt assemblé en France. // Source : Raphaelle Baut pour Numerama
Mais la nuance est pourtant importante : quand les moteurs des R5/R4, Mégane, Scénic et Alpine A290/A390 sont véritablement fabriqués sur le site de Cléon, celui de la nouvelle Twingo y sera uniquement assemblé. Les composants seront quant à eux importés de Chine. L’objectif est évidemment de réduire drastiquement les coûts de production.
Quel avenir pour le moteur « 100 % Cléon » ?
Cette arrivée massive de technologies chinoises au cœur de la Normandie pose la question de l’avenir du bloc fabriqué à Cléon. Si la direction met en avant le maintien de l’activité industrielle, les syndicats, la CGT en tête, pointent du doigt une perte pour l’emploi.
Le moteur électrique Cléon des Renault 5, 4 et Mégane menacés ? // Source : Renault
Contrairement au moteur 100 % français, qui mobilise toute la chaîne de production — de la fonderie à l’usinage jusqu’à l’assemblage final —, le bloc chinois demandera moins de main-d’œuvre. Par ailleurs, sans nouvelles promesses d’embauche, la CGT craint que les 140 salariés qui s’occuperont du nouveau bloc ne soient autant de salariés qui ne seront plus affectés aux blocs français.
En revanche, le moteur Cléon se distingue du bloc chinois par sa conception à rotor bobiné totalement dénué de « terres rares ». Voilà sans doute la clé de la pérennité de ce moteur.
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