Son passé constituerait son principal argument en la matière. Petit tennisman mordu au plus profond de lui-même, Jean-Philippe Vetter a arpenté l’Alsace dans tous ses recoins pour aligner les tournois, se frotter à la concurrence, et fréquenter le centre de Ligue de Hautepierre où il dormait régulièrement le week-end « dans la chambre Yannick Noah ».
Dans le top 3 régional, il subissait la concurrence de Jérôme Haennel. Derrière, « deux ans plus jeune que moi, il y avait Paul-Henri Mathieu » qui gravissait les échelons.
« Le tennis, c’est une école de concentration, l’apprentissage de la défaite aussi, l’attention extrême au détail, explique le Colmarien d’origine. J’avais été marqué quand Roger Federer avait déclaré que sur une victoire 6-4, 6-4, 6-4 en grand Chelem, il y avait moins de 7% d’écart de points entre les deux adversaires. »
Le sport comme un investissement
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