La conseillère municipale non-inscrite Hélène Granouillac est candidate à l’élection municipale de Nice des 15 et 22 mars avec « Vivre Nice ».

On fait le point sur les mesures phares que la liste souhaite mettre en place.

Un « village de l’artisanat et de la transition » à Auvare

La caserne Auvare va être libérée lors du déménagement des forces de l’ordre dans le nouvel hôtel des polices d’ici à 2027.

De nombreux candidats ont déjà formulé leur projet d’« après police ».

La liste « Vivre Nice », elle, voudrait y installer un « village de l’artisanat et de la transition ».

Un espace qui permette la formation et la sensibilisation aux enjeux en matière d’énergie renouvelable.

Annie Sidro, chez elle, en 2018.

« Le pôle mettra à l’honneur les métiers en lien avec ces énergies pour s’informer et trouver une filière », projette Hélène Granouillac.

Elle espère aussi y promouvoir les « outils qui permettent d’économiser sur sa facture d’énergie et avoir un meilleur impact sur la qualité de l’air ».

Accélérer la rénovation énergétique des écoles

Pour la candidate, les chantiers de désimperméabilisation des sols extérieurs des écoles ne sont pas assez rapides. Elle veut donc les accélérer et installer plus de préaux (1).

« La climatisation peut être installée quand c’est nécessaire. Quand il fait 35 °C en classe, il faut se saisir de certaines technologies », précise Hélène Granouillac.

Des transports publics moins chers

Sur le sujet des transports publics, la liste estime que la « non-gratuité est une évidence », au risque d’« accabler nos budgets ».

Mais Hélène Granouillac prône un forfait mensuel de quelques euros pour tous, et d’un euro pour les personnes défavorisées.

« Les touristes, eux, payeraient un peu plus cher que les locaux, c’est normal », nuance la candidate.

Favoriser l’implantation de véhicules à air comprimé

Hélène Granouillac souhaiterait voir se réimplanter l’entreprise qui avait tenté de mettre au point un véhicule fonctionnant à l’air comprimé (2).

« J’avais testé et ça marchait très bien », se souvient-elle. Elle projette d’utiliser ces véhicules pour faire de la livraison en centre-ville.

Un « métro des mers » vers Monaco

Depuis 2001, Hélène Granouillac planche sur un projet de « navette à motorisation propre » qui permettrait de relier Nice à Monaco par la mer, en bateau.

« Nous avons une voie navigable, pourquoi ne pas l’exploiter et proposer une alternative » au TER, qui circule environ tous les quarts d’heure sur le même trajet.

Un « foyer pour jeunes travailleuses »

Enfin, la candidate propose la création d’un « foyer pour jeunes travailleuses » en lieu et place du commissariat Foch, voué aussi à disparaître avec l’arrivée de l’hôtel des polices.

L’objectif est d’héberger provisoirement les jeunes femmes de 18 à 25 ans en premier contrat, en contrat à durée déterminée, en stage ou en alternance avec des loyers à 500 euros par mois environ.

Uniquement les femmes, « car elles sont payées 22 % de moins que les hommes, en moyenne », justifie Hélène Granouillac, qui assure que la mesure sera étendue aux hommes si elle fonctionne.

1. Cette année, plus de 1,2 million d’euros ont été consacrés par la Ville de Nice à l’adaptation des équipements au changement climatique dans les écoles et plusieurs cours d’écoles ont été complètement végétalisées.

2. Dans les années 2000, la société MDI, installée à Carros, a tenté de développer un moteur à air comprimé. Un véhicule non polluant, mais qui n’avait jamais dépassé le stade de prototype. Il était présenté comme pouvant rouler à 45 km/h, pour une autonomie de 220 km.