Alors que les cancers frappent de plus en plus de personnes de moins de 50 ans, des cancers précoces frappent parfois des adolescents ou de jeunes adultes. Des parcours spécifiques de soins ont été mis en place pour eux, dans une trentaine d’hôpitaux en France, comme à Lyon.

Publié le 04/02/2026 07:00

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Centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard à Lyon. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

Centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard à Lyon. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

Le nombre de nouveaux cas de cancer chez les personnes de moins de 50 ans a bondi de près de 80 % en moins de 30 ans. Au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard, à Lyon, franceinfo a rencontré une jeune patiente et son infirmière. Le jeune malade bénéficie d’un parcours de soins spécifique, qui a été mis en place dans une trentaine d’hôpitaux pour répondre aux besoins de ces jeunes adultes atteints de cancers précoces.

Mathilde, en bleu, et l’infirmière de coordination Maud Chermain. (Anne-Laure Dagnet)

Mathilde, en bleu, et l’infirmière de coordination Maud Chermain. (Anne-Laure Dagnet)

Mathilde a noué des liens très forts avec Maud, l’une des trois infirmières de coordination du « DAJAC », comme on dit ici, le Dispositif Adolescents et Jeunes Adultes atteints de cancer.

Maud était là, il y a 2 ans, quand Mathilde a appris qu’elle avait un sarcome d’Ewing, une tumeur dans l’os de sa cuisse. C’est son numéro que la jeune fille a composé quand elle a appris qu’elle faisait une récidive.

« Quand je suis allée aux urgences et que j’avais l’impression que j’étais en train de faire une rechute, raconte Mathilde, c’est les premières que j’ai appelées. Ce sont elles qui ont pu faire le relais, quand moi, j’étais un petit peu dépassée par les évènements, parce que j’avais commencé à comprendre ce qui était en train de se passer. Ce sont elles qui ont permis que l’oncologue réagisse aussi vite et qu’on puisse directement embrayer sur la suite des examens pour essayer de voir ce qui était en train de se passer. »

« Elles sont toujours à disposition et moi, ça me permet d’avoir un relais et une boussole dans ce parcours. »

Mathilde, patiente atteinte du cancer

à franceinfo

« Il y a beaucoup d’intervenants, il se passe beaucoup de choses. Donc c’est bien d’avoir à disposition des personnes aussi incroyables pour nous accompagner.

Consultation avec une des infirmières de coordination du

Consultation avec une des infirmières de coordination du « DAJAC » (Dispositif Adolescents et Jeunes Adultes atteints de cancer). (Anne-Laure Dagnet)

Pour accompagner ces jeunes atteints de cancer, il y a systématiquement une consultation avec un psychologue, une assistante sociale et une consultation fertilité, pour leur proposer de conserver leurs gamètes. Les infirmières de coordination, comme Maud Chermain, gèrent les soins.

« C’est nous qui récupérons les prises de sang qui sont faites en extérieur, qui les analysons, qui alertons le médecin si on voit que quelque chose ne va pas. On n’a pas forcément toutes les réponses à toutes les questions, mais on redirige vers les personnes qui peuvent répondre. »

« L’idée est d’avoir une personne de référence dans le parcours de soin. »

Maud, infirmière

à franceinfo

L’infirmière fait aussi attention au bien-être de Mathilde : »Tu arrives à faire d’autres choses pour toi, des loisirs, des choses qui te font plaisir ? » demande Maud à Mathilde. « Oui, répond la jeune fille, j’ai prévu des trucs avec une copine ».

En tout, 240 jeunes atteints de cancer bénéficient de ce suivi spécialisé au centre Léon Bérard de Lyon.