Avec 17 prix collectés au fil des ans, Pommelien Thijs est indéniablement la reine des MIA’s. Seul Stromae a fait mieux, lui qui a accumulé 20 récompenses au nord du pays.
Sur ses talons, le rappeur bruxellois Zwangere Guy comptait sept nominations à son actif. Il a transformé l’essai à deux reprises en étant sacré meilleur artiste hip-hop par le public et auréolé par le secteur musical pour le clip de sa chanson « Gorik Pt. 2 ». Dans son discours de remerciements, le ketje de la capitale n’a pas manqué d’égratigner la classe politique, alors qu’un gouvernement se fait toujours attendre à Bruxelles plus de 600 jours après les élections.
Baloji, rappeur francophone qui concourait dans la même catégorie, a également livré un discours politique. « Moi aussi, j’étais un illégal », a lancé le Liégeois né à Lubumbashi, en République démocratique du Congo. « Fuck Vlaams Belang. »
La chanteuse Kaat van Stralen a, de son côté, appelé le public à ne pas détourner les yeux des guerres qui sévissent dans la bande de Gaza, en Ukraine et au Soudan.
Durant la soirée, la VRT (qui organise la cérémonie) a salué la carrière d’Axelle Red d’un prix spécial. La Limbourgeoise aux multiples titres en français a appelé les chanteuses Sylvie Kreusch et Mentissa à la rejoindre sur scène, prônant l’égalité des chances et des droits entre femmes et hommes.
Le public flamand a encensé durant cette 18e édition autant d’artistes féminines (Axelle Red, la DJ Charlotte de Witte, Kaat Van Stralen, Nina Kortekaas et Pommelien Thijs) que masculins (le groupe Bazart, le candidat à l’Eurovision 2025 Red Sebastian, Zwangere Guy ainsi que Gert Verhulst – connu des francophones pour Samson & Gert – et James Cooke).
Après de nombreuses nominations sans consécration, la Gantoise de 33 ans Charlotte De Witte a finalement remporté mercredi soir son premier MIA, en tant que meilleure artiste « Dance ». « Enfin », s’est exclamée celle qui avait attiré environ 12.500 aficionados en février dernier lors d’un concert-surprise dans la Cité des Comtes.