Depuis plus de quarante ans, loin des tapis rouges et des
superproductions internationales, Jean Reno cultive un attachement
discret mais profond pour un village médiéval accroché aux rochers
des Alpilles. Aux Les Baux-de-Provence, l’acteur a trouvé bien plus
qu’une résidence secondaire : un refuge, un ancrage, presque une
renaissance. Entre oliviers centenaires, engagement local et quête
de simplicité, immersion dans ce lieu qui a façonné l’homme
derrière la star.

Jean Reno : un refuge perché aux Les Baux-de-Provence, loin du
tumulte

Loin des plateaux et des
avant-premières, c’est dans un tout autre décor que
Jean Reno
puise son équilibre depuis plus de quarante ans. À la
fin des années 1980, le comédien découvre Les Baux-de-Provence, village médiéval
accroché aux rochers des Alpilles. Il s’y
installe, presque instinctivement. Depuis, il n’a jamais envisagé
de partir. Ce hameau de quelques centaines d’habitants, battu par
le mistral et baigné de lumière, est devenu son ancrage, son point fixe dans une
vie rythmée par les tournages internationaux.

En 2006, il y célèbre même son
mariage avec Zofia Borucka, entouré de proches,
dont
Johnny Hallyday
et
Nicolas Sarkozy.
Le décor ? Les pierres blondes et le
silence minéral des Alpilles. Un cadre à son image : solide,
intemporel.

Jean Reno : une résidence
secondaire où il produit sa propre huile d »olive

Dans un entretien accordé à
France Bleu, l’acteur confiait avec émotion : « Les Baux,
c’est formidable. C’est un endroit qui m’a rendu meilleur. J’ai
écouté, j’ai compris, j’ai regardé, et beaucoup de gens ici m’ont
aidé à vivre. » Plus
qu’une résidence secondaire
, ce village est devenu pour lui une
école de vie. Loin des projecteurs, il y a appris la patience, la
discrétion et la proximité. D’ailleurs, son attachement ne se
limite pas à la contemplation.

Jean Reno
s’est investi localement, acceptant un rôle de
conseiller en charge des grands événements. Pas
par ambition politique, mais par volonté de
proximité. Il expliquait vouloir participer à la vie du
village, sans se projeter dans une grande mairie
anonyme. Dans
son jardin provençal,
pas question de simple villégiature. Jean
Reno cultive lui-même ses oliviers et produit son
huile. Une passion exigeante qu’il décrit comme
une « surveillance de tous les instants ». Il s’est même offert un
petit tracteur pour entretenir ses terres et arracher les mauvaises
herbes.

Jean
Reno : sa nouvelle vie à New York

S’il a fait des
Baux-de-Provence son port d’attache depuis plus de quarante ans,
Jean Reno partage aujourd’hui son temps
avec New York,
devenue sa nouvelle base internationale. Loin de
renier la France, l’acteur revendique au contraire une
double appartenance
.

Dans un entretien accordé au
Parisien en 2024, il expliquait se sentir pleinement chez
lui dans la Grosse Pomme : une ville « facile », stimulante, qu’il
dit préférer
à Los Angeles,
où il avait pourtant séjourné six mois lors du
tournage de Godzilla. Une période qu’il décrit comme
marquée par la solitude. À New York, le décor est tout autre.
L’acteur y côtoie une importante communauté française- près de 100
000 expatriés- et entretient des liens amicaux avec
l’écrivain Marc Lévy ou encore l’acteur
Robert De Niro.