Et d’après OAG, le paysage aéronautique européen n’est plus totalement le même qu’avant la crise sanitaire.

Le marché local est toujours, lui, porté par la vitalité des low-cost.

Ainsi, là où elles sont prédominantes, les capacités continuent leur progression et de façon très dynamique, comme en Italie, en Pologne, en Espagne ou en Irlande.

En revanche, dans les pays où les compagnies régulières dominent, les capacités affichent une croissance mesurée.

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Ce n’est pas le seul enseignement : le ciel européen a perdu de très nombreuses compagnies.

Il faut remonter un peu avant la crise sanitaire pour faire un topo plus exact. Ainsi, depuis 2010, le nombre de compagnies domiciliées en Europe a baissé de 25 %, pour arriver à 151.

Ce sont surtout les compagnies régionales, plutôt qu’internationales, qui ont principalement chuté en nombre. La réduction des dérives est de 43 %, avec des exemples tels que Flybe, Air Berlin, WOW Air, Blue Air, etc.

Depuis 2019, les 20 plus grandes compagnies ont vu la part de leur capacité en Europe augmenter, passant de 81 % à 89 %.

Et ne croyez pas que ce sont les compagnies régulières comme Air France ou KLM qui tirent profit de cette redistribution. Sur les dix dernières années, les low cost ont récupéré 20 % de part de marché.

D’après Eurocontrol, les compagnies à bas coût ont dépassé en 2025 les compagnies traditionnelles, représentant 35,2 % de parts de marché, contre 34,7 %. Le troisième marché, celui régional, représente seulement 12 %, en baisse d’un point.