Vols, agressions, cambriolages, trafics – nous pouvons espérer, demain, une Marseille dans laquelle aucun délit, aucun crime ne restera impuni. Car il n’y a pas de liberté pour ceux qui vivent dans la peur, chez nous. Il n’y a pas d’égalité pour celui ou celle qui renonce à sortir, à travailler, à vivre tout simplement car il n’est pas en sécurité ! Il n’y a pas de fraternité là où la République recule par manque de courage et d’adaptation.
Dans notre jeunesse, certains se sentent interdits de sortir, d’aller seuls au collège, au lycée, à l’université, au sport ou simplement de se balader avec des amis.
Beaucoup de femmes se trouvent contraintes d’adapter leurs horaires, leurs trajets, et même leur tenue, par crainte d’une agression. Tant de commerçants, de personnes âgées, de travailleurs de nuit, d’habitants de quartiers entiers vivent avec l’angoisse permanente du vol, du cambriolage ou de la violence. Mais il n’y a pas de fatalité à cela, et les moyens de faire mieux existent ! Les outils traditionnels de lutte contre la délinquance et la criminalité sont nécessaires, mais ils ne suffisent plus.
La technologie nous offre aujourd’hui des moyens puissants, efficaces et immédiatement opérationnels pour mettre fin à l’impunité.
Les drones de surveillance, couplés à des algorithmes d’intelligence artificielle, permettent une analyse en temps réel de l’espace public : détection d’armes, d’attroupements anormaux, de comportements violents, de cris signalant une agression, d’accidents de la circulation ou de situations à risque.
Il n’y a pas d’égalité pour celui ou celle qui renonce à sortir, à travailler, à vivre tout simplement car il n’est pas en sécurité !
Là où l’œil humain est limité par nature, la technologie permet une vigilance permanente, objective, rapide et encadrée.
Notre choix pour l’avenir est de protéger les victimes plutôt que les agresseurs, protéger les honnêtes gens, et particulièrement ceux qui n’ont pas les moyens personnels d’assurer leur sécurité.
La technologie n’est pas une fin en soi, elle est un outil. Et comme tout outil, elle doit être encadrée, contrôlée et placée sous l’autorité démocratique, en l’occurrence celle des forces de l’ordre !
A cet égard, notre collectif apporte, ce matin, son soutien absolu à la manifestation organisée à Marseille par le syndicat ALLIANCE.
La loi sur la réforme des polices municipales ouvre une première porte en permettant le déploiement de la surveillance par drones.
Notre choix pour l’avenir est de protéger les victimes plutôt que les agresseurs
Mais aujourd’hui, la CNIL, comme souvent, veut limiter cette nouvelle corde à notre arc sécuritaire. Nous ne pouvons pas accepter qu’un excès de frilosité administrative nous fasse perdre 10 ou 20 ans, pendant que Marseille subit.
Le droit n’est pas un prétexte à l’impuissance publique !
La loi doit être claire : elle doit protéger les victimes, les habitants, les familles, les travailleurs. Elle ne peut en aucun cas servir l’impunité de ceux qui agressent, volent, trafiquent et terrorisent.
Plus d’angles morts. Plus de zones de non-droit. Et la sécurité pour tous !
Cette semaine, le Sénat examinera cette loi. Elle doit impérativement être amendée pour autoriser explicitement l’utilisation d’algorithmes d’intelligence artificielle au service de la sécurité publique.
Si nous gagnons ce combat, alors demain l’impunité reculera. Et avec elle, la peur.
La sécurité n’est pas l’ennemie de la liberté : elle en est la condition !