La cour d’appel de Rouen a prononcé la relaxe de Nicolas Tavernier, président de l’ANPAPS, poursuivi en diffamation par Grégoire Perra, reconnaissant la bonne foi du prévenu et le sérieux de l’enquête menée dans ce dossier sensible.

C’est un épilogue judiciaire qui vient clore le volet pénal d’une affaire opposant deux figures antagonistes autour de la pédagogie Steiner-Waldorf. Le 28 janvier 2026, la cour d’appel de Rouen a infirmé le jugement de première instance du tribunal d’Évreux, relaxant ainsi Nicolas Tavernier des chefs de diffamation et d’injure publiques.

Un conflit né sur le terrain médiatique.

L’affaire trouve son origine dans la publication d’un communiqué sur le site de l’ANPAPS (Association Nationale pour la Promotion et l’Avenir de la Pédagogie Steiner-Waldorf), intitulé « La VÉRITÉ sur les écoles Steiner-Waldorf, selon Grégoire Perra ». Nicolas Tavernier y contestait les affirmations publiées sur le blog de Grégoire Perra, critique connu de cette méthode pédagogique.

Au cœur du dossier, l’emploi des termes « cet agresseur sexuel » par le président de l’ANPAPS pour qualifier Grégoire Perra, en évoquant les circonstances de sa démission de l’école Steiner-Waldorf Perceval de Chatou survenue en mars 2007. S’estimant diffamé, M. Perra avait alors saisi la justice.

La bonne foi et l’intérêt général reconnus.

Dans son arrêt, la juridiction rouennaise a analysé le contexte global de la publication. Selon les éléments rapportés par l’ANPAPS, la cour a estimé que les propos incriminés ne relevaient pas de l’animosité personnelle mais étaient « le résultat d’une enquête sérieuse basée sur deux articles précédents eux-mêmes documentés et surtout sur les témoignages de première main de la mineure victime et de ses parents ».

Les magistrats ont souligné l’importance de la thématique abordée, rappelant que « la question des violences sexuelles sur mineurs et surtout, la libération de la parole des victimes, est un sujet d’intérêt général très important ». La cour a également retenu que Nicolas Tavernier s’était exprimé « dans un but légitime d’information du public » et « dans des termes prudents et mesurés », lui accordant ainsi le bénéfice de la bonne foi.

Un volet pénal définitivement clos.

La cour d’appel a débouté Grégoire Perra de ses demandes indemnitaires. Si ce dernier a formé un pourvoi en cassation concernant les seuls intérêts civils, la relaxe de Nicolas Tavernier est désormais définitive sur le plan pénal.