À l »écart des terrains d’entraînement de Marcoussis et des
grands stades européens, Fabien Galthié reste profondément attaché
à ses racines. Le sélectionneur du XV de France a grandi dans

un village du Lot
de seulement quelques centaines d’habitants :
Montgesty, une petite commune qu’il continue de
chérir et qui a façonné une grande partie de sa personnalité. Son
père en est toujours le maire.

Un village rural au cœur du
Lot, point de départ d’un destin sportif d’exception

Né à Cahors, chef-lieu du Lot,
Fabien Galthié a passé sa jeunesse au sein du petit village de
Montgesty. Cette
commune compte autour de 335 habitants. Dans ce village typique du Quercy,
bercé par le calme des maisons en pierre et des rues tranquilles,
les voisins se connaissent depuis des décennies et se retrouvent
souvent dans l’unique
café-épicerie du coin
.

C’est dans ce lieu cher à son
cœur que le champion local a effectué ses débuts en tant que
sélectionneur du XV de France. Dans le cadre de son intronisation à
la tête de la sélection, en novembre 2019, c’est en effet à
Montgesty que l’ancienne vedette de l’US Colomiers et du Stade
français a fait le choix de présenter son staff. « Cela nous
semblait évident d’ouvrir nos maisons. Et quoi de mieux que de
débuter en allant puiser dans nos racines, nos origines
?
« , expliquait-il à l’époque, extatique à l’idée de
revenir sur ses terres.

Fabien
Galthié : à Montgesty, une famille au sommet

Ce qui rend Montgesty
particulièrement unique dans l’histoire de Fabien Galthié, c’est
que son père, Jean-Noël
Galthié, en est le maire depuis 2008
: une figure centrale
de la petite communauté rurale, qui a vu évoluer son fils de
l’enfance au haut niveau du rugby français. C’est ici que Fabien
a choisi de se
marier
, en 2002, pour honorer ce lien fort entre sa vie
familiale et son village natal.

Avant la Coupe du monde de
rugby 2023 disputée en France, Fabien Galthié et son staff se sont
retirés à Montgesty. « Il semblait évident de revenir travailler
là. C’est calme, c’est serein ici. Cela permet
d’avancer sur la finalisation de notre préparation. En fait, ici,
on se prépare à la préparation », se souvient le sélectionneur
auprès de La Dépêche du Midi, avant de mener
Antoine Dupont
et ses coéquipiers au combat.