Un enfant de sept ans a été entendu par la police mercredi après avoir insulté et menacé le directeur d’une école primaire de Pau avec un couteau, sans être poursuivi du fait de son jeune âge.

Durant la matinée, le directeur de cette école primaire publique, alerté par un enseignant, avait retrouvé l’enfant hors de sa classe et l’avait conduit dans la salle des maîtres pour avoir une « discussion » avec lui, selon le parquet.

Le directeur voulait que l’élève, « en crise », « puisse se calmer dans un endroit sécurisé et sans tout le monde autour », a précisé le rectorat de Bordeaux à l’AFP. Le petit garçon est « suivi par les services académiques et sociaux depuis le début de l’année », indique cette même source. 

Dans la salle des maîtres, qui fait également office de cuisine, l’enfant a d’abord « insulté » le directeur, avant de se saisir d’un couteau « en train de sécher » et de le pointer vers l’adulte, alors que celui-ci cherchait à joindre son tuteur par téléphone, selon le parquet.

Entendu au commissariat de Pau dans l’après-midi, l’enfant a reconnu les insultes et s’être emparé d’un couteau « pour qu’il arrête de le gronder », a précisé le procureur de la République à Pau, Rodolphe Jarry, dans un communiqué. Le garçon a reposé l’objet quand le directeur a quitté la pièce. 

Au lendemain de l’agression de Sanary

Aucune poursuite pénale n’a été engagée contre le mineur qui, au regard de son jeune âge, est présumé « non capable de discernement ». Le responsable de l’école a toutefois déposé plainte pour « favoriser une prise de conscience destinée à aider l’enfant », a ajouté le magistrat. 

Ces derniers mois, une série d’agressions au couteau a touché la communauté éducative en France. Ce mardi, un collégien a gravement poignardé une enseignante, dont l’état de santé reste préoccupant, à Sanary-sur-Mer dans le Var.

En septembre, une enseignante avait été agressée dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin) et à Antibes (Alpes-Maritimes), un ancien élève avait blessé au couteau un élève ainsi qu’une professeure dans un lycée horticole. 

En juin, une surveillante avait été tuée à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d’une fouille de sac par des policiers. En avril, un lycéen a tué une adolescente de 15 ans à Nantes.

La cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques jugera en avril prochain l’élève, âgé de 16 ans à l’époque, qui avait poignardé mortellement sa professeure d’espagnol dans un établissement privé de Saint-Jean-de-Luz en février 2023.