RÉCIT – Les Français n’ont d’abord pas pris les projets du serial entrepreneur au sérieux. Puis Emmanuel Macron a espéré attirer ses investissements, avant d’être aujourd’hui en première ligne dans le combat européen contre l’administration Trump sur la régulation des plateformes.

«C’est une attaque politique .» Elon Musk a réagi mardi sur X, avec une sobriété inhabituelle, à la perquisition menée par les autorités judiciaires françaises dans les bureaux parisiens de son réseau social. Le parquet de Paris mène une investigation très large ; elle s’intéresse aux possibles manipulations des algorithmes de recommandation de l’ex-Twitter, les activités illicites qui peuvent y avoir lieu et les contenus notamment pédopornographiques qu’on peut y trouver, ou encore le traitement des données personnelles. Le compte institutionnel du réseau social, qui réfute toute infraction, a dénoncé «un acte judiciaire abusif visant à atteindre des objectifs politiques illégitimes», promettant aussi de ne pas «se laisser intimider». 

La justice française veut ainsi entendre Elon Musk, ainsi que l’ancienne patronne de X Linda Yaccarino, le 20 avril prochain. Nul ne sait quelle suite le milliardaire américain compte donner à cette convocation. Mais cette offensive judiciaire place Paris à l’épicentre de la bataille transatlantique, très brutale, très politique, sur la régulation des plateformes numériques. La France, qui a tour à tour méprisé, adulé, courtisé, puis redouté Elon Musk, s’est aujourd’hui fait un ennemi.

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Le Figaro

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