Le photographe britannique Martin Parr fait partie des plus éminents du siècle passé. Pendant plus de cinquante ans, il a dressé un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie, aux quatre coins du monde. Suite à sa mort survenue en décembre 2025, le Jeu de Paume consacre à son œuvre une exposition, Global Warning, avec des séries réalisées depuis la fin des années 70.

L’avis des critiques sur « Global Warning »

Sally Bonn : « Il y a cette satire de tradition anglaise chez Martin Parr, de l’ironie, du sarcasme, de la moquerie, une sorte d’effet de réel augmenté. Mais il y a aussi une sympathie amusée. Il est comme ces gens qu’il montre, il les regarde et il assume cette part de kitsch. Au-delà de la moquerie, les images sont inquiétantes. On traite de la surconsommation, du tourisme, des addictions technologiques… »

Corrine Rondeau : « Martin Parr, c’est une approche critique de la richesse, mais c’est une approche ambiguë. Un paradoxe se joue devant les photos : à la fois, on se moque, et à la fois, on se dit qu’on est un peu pareil. Et en même temps, on est mis face au caractère mortifère de nos comportements consuméristes. Ça se joue aussi sur le paradoxe de la saturation des images : le cadrage serré, le flash, ça vous saute à l’œil. Ces images vous mettent très près de ce monde-là sans proposer de solution de sortie. »

Plus d’informations

Global Warning, exposition consacrée aux photographies de Martin Parr. Du 30 janvier au 4 mai 2026, au Jeu de Paume.