ANALYSE – Sans être à la table des négociations, les monarchies du Golfe ont réussi à avancer leurs préoccupations sur les missiles iraniens. À l’instar de la Turquie, elles sont liées par de multiples intérêts avec Téhéran.
Malgré d’intenses pressions, le bloc arabo-musulman n’est pas parvenu à s’imposer à la table des négociations entre l’Iran et les États-Unis, ce samedi à Oman, mais, pour la première fois, leurs revendications devraient être prises en compte, tôt ou tard, dans les pourparlers. Une victoire pour les pays arabes du Golfe qui n’avaient pas pu faire entendre leurs craintes des missiles balistiques iraniens lors des négociations qui avaient abouti à l’accord international nucléaire de 2015 entre Téhéran et les grandes puissances. Leur implication, même encore floue, dans les pourparlers serait un changement majeur dans le format des discussions.
Au cours de ces derniers jours, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie et Oman ont multiplié leurs efforts auprès des Iraniens et des Américains pour qu’une guerre soit évitée. Dans un premier temps, ils avaient obtenu que les pourparlers se tiennent à Istanbul en Turquie, selon un format qui restait à débattre, mais Téhéran s’y est finalement opposé…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous