Le propos n’est pas tout à fait clair : Donald Trump faisait peut-être référence à la présidentielle de 2020, la deuxième à laquelle il s’est présenté. Il a perdu face au démocrate Joe Biden mais répète avoir gagné, bien que la justice américaine ait confirmé sans ambiguïté la validité du scrutin.
« J’ai vraiment un gros ego »
« Il fallait que je la gagne. Il fallait que je la gagne. J’en avais besoin pour mon ego », a poursuivi le dirigeant républicain, à qui même ses opposants reconnaissent une candeur parfois confondante dans ses prises de parole publiques. « Maintenant j’ai vraiment un gros ego. Battre ces cinglés était incroyable », a ajouté le milliardaire de 79 ans, qui l’a emporté facilement en 2024 face à la candidate démocrate Kamala Harris.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a ouvertement chargé le ministère de la Justice de le venger pour cette défaite de 2020, ce qui alarme l’opposition démocrate ainsi que de nombreux défenseurs des libertés publiques. Le dernier épisode en date de cette campagne de rétribution a été la perquisition la semaine dernière d’un centre électoral en Géorgie (sud-est) par la police fédérale. Le 28 janvier, des agents du FBI ont emporté 700 caisses de documents électoraux du comté de Fulton, qui est au cœur des accusations infondées de fraude de Donald Trump.