Personnalité préférée des Français, star adulée, électron libre, Sophie Marceau a su déjouer tous les pièges de la célébrité. Rare, elle revient au cinéma pour la suite du générationnel LOL, toujours réalisé par Lisa Azuelos.
Il fait gris à Paris, il va pleuvoir, quand Sophie Marceau apparaît, corps volontaire et pas décidé, dans ce bar désert d’un palace du XVIe arrondissement, à quelques encablures de l’avenue Marceau – à qui elle doit son pseudonyme. On remarque sa silhouette svelte, cette beauté sans contrefaçon, si simple et si spectaculaire – on l’a dit et répété, le temps joue pour elle, injustice de la génétique. Elle est d’humeur enjouée, sourire constant, œil rieur, ultrasympathique sans jamais être familière. Comme Catherine Deneuve dans un autre genre, elle a appris à tenir les importuns à distance, même si elle reste la proie favorite des paparazzis français, enfer des stars populaires. À cet égard, la cote de Marceau n’a jamais faibli : championne des sondages, mandat à vie, vénérée, idolâtrée, trésor national. Elle hésite un peu, commande un chocolat chaud, évoque l’air du temps, l’état des choses, consciente de tout. Elle dit : « Le monde va plus vite que nous, les machines vont plus vite que nous. On est vite dépassés ou en rade : plus le temps de réfléchir, plus le temps de mettre les choses en perspective, plus le temps de prendre de la hauteur. »
On lui demande alors ce qu’elle fait de ses journées quand elle ne tourne pas. Elle est débordée (comme le sont invariablement les chefs de famille), hyperactive peut-être. « Il y a toujours un dossier à traiter. Il faut une discipline pour tout mener à bien. Et moi, j’aime l’ordre. Il faut que les choses soient rangées, que tout soit clair, propre, délimité. Je suis toujours dans cette spirale sans vraiment arriver à fermer les vannes… »
Un film générationnel
Alors il y a le cinéma. Elle tourne peu, pas depuis trois ans, elle est sortie de sa réserve pour LOL 2.0, dix-sept ans après le premier chapitre, devenu avec le temps un totem générationnel. «J’ai pris ça à la cool. Je n’avais jamais imaginé qu’il y aurait un LOL 2.0. Les années ont passé, le film s’est ancré, il a mis du temps mais il est devenu culte. Lisa Azuelos (la réalisatrice, NDLR) et moi, nous ne sommes pas vraiment des amies dans la vie, mais je crois que nous sommes mieux que ça : des amies d’âme. L’une et l’autre, on sait qu’on marche sur le même chemin. Pourtant, je ne compte pas le nombre de fois où je lui ai dit non (elle rit), même si on a fini par faire quatre films ensemble. J’ai aimé le scénario de LOL 2.0, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’assurance dans l’écriture. Mais ce qui me rattache à ce film, en réalité, c’est l’idée de la famille, du lien familial, d’une histoire intergénérationnelle. Cela me ressemble.» À ce moment-là, un serveur nous interrompt pour nous informer qu’il serait inconvenant d’enregistrer d’autres clients de l’hôtel à leur insu. On s’étonne, on lui signale que la salle est vide. Il s’éloigne. On fait remarquer à Sophie Marceau, impassible, que le monde vire paranoïaque, elle préfère parler de « nouvelles règles ». «Je ne veux pas imaginer un monde où il n’y aurait plus de confiance entre les gens. Je n’ai pas envie d’y croire. C’est comme l’insécurité, on nous rebat les oreilles avec ça, mais la violence a toujours existé. Je ne dis pas que cela n’a pas empiré, mais parfois tout est monté en épingle : tout doit être spectaculaire ou dramatique. Il faudrait qu’on arrête de tout rendre anxiogène, de jouer sur nos peurs, sur nos faiblesses, sur nos complexes.»
C’est un peu moi au sens où tous mes rôles me racontent un peu. Je ressemble à Anne, mais je ne suis pas elle
Sophie Marceau
On reprend le cours de la conversation. Se reconnaît-elle en Anne, son personnage, femme d’aujourd’hui, mère et bientôt grand-mère en pleine gestion de chaos affectif ? «Tout le monde peut s’y reconnaître. C’est un peu moi au sens où tous mes rôles me racontent un peu. Je ressemble à Anne, mais je ne suis pas elle. Suis-je une mère cool ? Moins cool ? Je peux faire peur parfois, probablement, mais je suis surtout une personne sur qui on peut compter. J’ai toujours eu des responsabilités, je les accepte et je crois savoir y répondre. Je ne sais pas si je suis une mère “traditionnelle”, ce que je sais, c’est que j’ai répété ce que mes parents m’ont inculqué.» On lui demande alors si les injonctions adressées aux femmes ont changé. Et arrive cette question qu’on ne pose qu’aux actrices, jamais aux acteurs :comment conjuguer vie personnelle et vie professionnelle ?
Elle relativise. «Réussir, c’est quoi ? Qui juge ? Je n’ai jamais été dans cette perspective. Je n’ai jamais eu ni modèle ni but à atteindre. J’essaie de comprendre au jour le jour ce qui me sied, ce qui me va. D’apprendre un peu de mon expérience. De donner du sens aux choses. Je me pose tout le temps ces deux questions : “Est-ce que cela a du sens ? Y a-t-il du désir ?” Et en même temps, je sais que la vie décide et qu’elle est imprévisible. Il y a tellement de choses que j’aimerais accomplir, parler plus de langues, lire plus de livres, écrire, danser… J’essaie de prendre ce que le moment peut me donner, mais chaque jour doit compter pour quelque chose.»
Veste tailleur à épaules découvertes en laine noire Givenchy par Sarah Burton.
Luc braquet
«La célébrité a ses complexités»
On lui rappelle qu’il existe un mystère Marceau, qu’on sait bien peu d’elle, qu’elle disparaît régulièrement. Elle s’en amuse. «Mystérieuse ? Je ne fais pas de trucs bizarres. Quand je ne tourne pas, j’écris, je fais le ménage. (Elle rit.) Mais je ne suis pas plus mystérieuse que Léa Seydoux ou Marion Cotillard, qu’on voit peu dans les journaux. Une vie d’actrice, c’est particulier, c’est plein de trous. Il y a des moments très denses, puis plus rien. C’est parfois déstabilisant.» Elle dit qu’elle n’était pas faite pour la célébrité et que cela ne s’arrange pas : «De plus en plus, ça revient en force. On me connaît depuis que je suis gamine, tout le monde a vu La Boum . La célébrité a ses complexités, mais bon, elle ne tue pas non plus.» On remarque que de l’autre côté de l’Atlantique, une autre actrice a commencé comme elle à 13 ans, Jodie Foster, qui confie que si elle n’avait pas gardé sa vie privée secrète, alors elle n’aurait pas pu continuer. Elle valide. «Je comprends tellement. Moi aussi, il m’a fallu scinder cinéma et vie privée. J’ai sûrement moins bien réussi qu’elle… Il est vrai que rien ne vous prépare à ça. Et puis Jodie Foster, c’est l’Amérique. En France, c’était peut-être plus cool. L’époque a changé. De mon temps, je parle comme si c’était il y a deux siècles (elle rit), les célébrités faisaient le distinguo entre leur nom et leur pseudonyme. Il y avait le nom sur la boîte aux lettres et le nom de scène. Voilà, sur mon passeport, je suis Sophie Maupu. Aujourd’hui, on mélange tout. Les filles sont sur Instagram et contrôlent autant qu’elles peuvent leur image. Elles sont leurs propres paparazzis, ce qui est aussi peut-être une sorte d’enfermement. Au bout du compte, on se dit : “À quoi ça sert tout ça ?” Tout glisse. On est des passoires…»
La quête de liberté
Flashback. Les années 1980. À 16 ans, effrayée par une carrière qu’elle pressent hors de contrôle, elle a racheté son contrat d’exclusivité à la Gaumont. Un acte de liberté fondateur qui paraît totalement incroyable aujourd’hui. «Je ne l’ai pas exactement“racheté” : ce sont eux qui m’ont pénalisée de cinq fois mon salaire, pour ne pas avoir honoré mon contrat. À ce moment-là, je n’avais pas d’expérience, pas d’avocats, rien. J’avais peur, je m’imaginais déjà en prison, mais j’ai tenu. La métaphore est un peu usée, mais c’est “le truc de l’octopus”, le poulpe qui peut se faufiler dans un trou plus petit que son corps : il faut toujours se ménager une porte de sortie. Et pour moi, la porte de sortie a toujours été de dire non. Personne ne peut vous obliger à dire oui si vous ne voulez pas. La vie, c’est aussi une question de courage. Je ne suis pas catégorique, la question se pose à chaque fois, mais j’ai peur de la lâcheté. J’ai peur d’être lâche. Il y a toujours dans mon esprit un moment donné où je me dis : “Si je dis non, je reste libre.” Parfois, je ne suis pas plus courageuse que les autres, si je vois un chien enragé, je cours. Je crois par ailleurs que j’ai plus ressenti de la peur dans mon métier que dans ma vie. Il y a des films que j’ai refusés par peur et que j’ai pu regretter… Mais bon, voilà, choisir, c’est renoncer.» On égrène sa filmographie, intéressante, contrastée, disparate parfois. «Pas très cohérente, en fait ?», interroge-t-elle.
Body en coton Laurence Bras, pantalon en laine Bottega Veneta.
Luc braquet
«J’aime bien les mélanges. Je ne suis pas “mono”, je ne suis pas camaïeu. J’aime les couleurs et les contrastes. Je n’aime pas être enfermée dans des cases, alors j’ai essayé des choses. » Des metteurs en scène l’ont-ils mieux regardée que d’autres ? « Pinoteau, pour commencer, un très bon directeur d’acteurs. Zulawski, qui sondait votre âme. Antonioni savait vraiment vous regarder aussi. Bien sûr, il vous regardait avec le filtre Antonioni. Je n’ai pas tout compris au film qu’on a tourné ensemble (Par-delà les nuages, 1995, NDLR), mais j’ai adoré travailler avec lui. Il était alors handicapé après une attaque cérébrale, mais d’une séduction absolue, et c’était lui le plus brillant sur le plateau.» Pialat ? «Je ne sais pas ce qu’il veut Pialat», se souvient-elle en employant le présent. «Mais je sais ce qu’il ne veut pas. Il cherchait l’authenticité et était très méfiant vis-à-vis des acteurs. Il voulait casser l’acteur pour obtenir un jeu authentique. Moi, il n’a pas eu besoin de me casser : ça s’est très bien passé. Il ne m’a jamais reprise au sujet de mon travail. Sur le tournage régnait une ambiance très glauque, ça, je n’ai pas aimé, mais j’étais dans mon jeu et j’ai fait le job. J’ai appris sur le tas. Je ne remplissais pas toutes les cases et j’en ai rempli quelques-unes au fur et à mesure des films. J’ai appris à la sauvage. Je n’ai jamais eu de coach, c’est sûrement un tort, parce que plus un acteur est préparé, mieux il joue. Il n’y a qu’à voir les acteurs américains, tous totalement exceptionnels… J’ai traversé une expérience américaine, mais ce n’était pas pour moi. Los Angeles, l’ennui, le mal-être. Pas du tout mon élément. De la solitude et de l’incompréhension. Ce pays me fait peur. Il n’y a pas eu de lendemain. Je ne leur ai pas manqué. (Elle rit.) J’étais complètement décalée. Complètement. En fait, je suis très française. Mais je n’étais pas la Française qu’ils imaginaient… Les Françaises veulent être “à la française”, façon “film d’auteur”, c’est-à-dire cool, pas sophistiquée, alors que les Américains fantasment des femmes fatales, une image de nous finalement très désuète.»
À lire aussi
Pourquoi les femmes ont moins besoin des hommes après une rupture : la curieuse théorie de Sophie Marceau
«Tourner, c’est s’exposer »
Elle répète que si elle tourne peu, c’est par «peur de s’engager» , mais que cette année les choses vont bouger : elle a lu des scripts qui l’ont séduite. «Tourner, c’est s’exposer. Pour moi, ça compte beaucoup. J’aimerais être plus légère avec ça, penser que je vais m’amuser. Mais je suis rattrapée par une petite voix qui me souffle que je ne peux pas faire ça tous les jours. Quand je tourne trop, j’ai l’impression de passer à côté de ma vie. Pourtant, quand je travaille, j’aime tout, mais je me surprends à me dire : “Qu’est-ce que je fais là ?”» Certains acteurs redoutent que la caméra s’approche trop près. Qu’en est-il ? Est-elle une amie bienveillante ? «Il y a un ressentiment assez répandu chez l’acteur : souvent, il se sent trahi, il est déçu. Parce que d’une certaine façon, on est facilement “objétisé”. Il arrive qu’on soit dans le champ, mais en fait non, on filme le feu de cheminée derrière vous. (Elle rit.) Ou qu’on vous filme au moment où ça semble avoir moins de sens. Après, je suis très respectueuse : je pars du principe que le film appartient au metteur en scène. Je suis une actrice docile. Je fais confiance. J’ai moi-même dirigé des films, mais je ne crois pas que j’en referai. L’écriture, c’est très dur. Écrire un scénario, ça prend un temps fou, puis la préparation, c’est encore plus long. Mon premier film, le meilleur, m’a pris un an. Le suivant, sept…»
Veste tailleur à épaules découvertes en laine noire Givenchy par Sarah Burton.
Luc braquet
«Je suis inconditionnellement pour la défense des femmes»
On évoque MeToo et l’apparition d’une nouvelle corporation sur les plateaux, les coordinateurs d’intimité, chargés de prévenir d’éventuelles violences. Elle est catégorique : «Je trouve ça très bien. Parce que je les entends encore les derniers lascars qui s’accrochent et continuent à faire leurs blagues salaces. Des vieux de ma génération qu’on ne changera pas. (Elle rit.) Il était impératif de dire les choses, et beaucoup de femmes les ont dites. Ça ne veut pas dire attaquer et aller au tribunal dans tous les cas, mais il est vital de s’exprimer dès qu’il y a un truc qui ne passe pas, une gêne, un malaise. Je n’ai rien contre les hommes, mais je suis inconditionnellement pour la défense des femmes.» Sophie Maupu venait de nulle part. Elle a été parachutée, un peu comme Vanessa Paradis, dans un show-biz qui, à l’époque, pouvait abîmer les jeunes filles sans aucun état d’âme. «J’ai échappé à tout. L’instinct. J’étais pudique, j’étais timide, les rapports de séduction me paraissaient suspects, en un sens, ça m’a sauvée. Et puis, je n’ai pas fait beaucoup de castings, alors que les années 1980 étaient terribles. On demandait aux filles de se déshabiller, moi je ne suis pas allée au-delà du tee-shirt – c’est en Amérique que l’on me l’a demandé… Par ailleurs, dans les scénarios, il y avait toujours un moment où la fille se faisait humilier, pour rien, gratuitement. Moi, je disais non, ce qui a éliminé pas mal de projets. J’étais jeune, je n’avais pas formulé les choses clairement, mais je voyais bien qu’il y avait une manière assez répandue de traiter les femmes, et qui ne me convenait pas. Mais vraiment, j’ai eu du bol. Et puis, il y a autre chose : je n’ai jamais été une lolita, je n’ai jamais joué ça. Il y en avait plein à l’époque, c’était la mode, mais pas moi, et ça a dû me protéger. Je n’ai jamais joué avec le feu. Et pourtant, j’ai été émancipée très tôt : à 16 ans, je vivais seule. Avec le recul, je trouve ça un peu étonnant, même si je suis convaincue qu’il ne faut pas prendre les ados pour des idiots : ils savent se débrouiller. En tout cas, je me suis débrouillée…»
Je ne serai jamais Mariah Carey, qui reçoit les journalistes allongée sur un canapé dans des positions absolument étudiées…
Sophie Marceau
Traquée par les paparazzis
On lui demande comment elle devient Sophie Marceau, la star. On pense à Marilyn, qui passait de blonde passe-partout à créature hollywoodienne, à coups de maquillage, de peroxyde et de postures. Elle sourit . « C’est tout ce que je ne veux pas. Sophie Marceau met des talons hauts et peut réclamer un café. Sophie Maupu, elle, prépare et offre le café. Voilà. Je ne serai jamais Mariah Carey, qui reçoit les journalistes allongée sur un canapé dans des positions absolument étudiées…» Sophie Marceau, ou Maupu, on ne sait plus,rit et gigote sur son fauteuil. On sait qu’elle continue d’être traquée par les paparazzis. Parfois, cela la met en colère, parfois elle se résigne : « Ils sont toujours là, on ne sait jamais vraiment où. Récemment, ils sont allés à la campagne et ont interrogé le voisinage pour savoir où j’habitais. (Soupir.) À un moment donné, ils vont faire une photo lorsqu’un dépanneur sortira de chez moi. (Elle rit.) Mais je ne veux pas passer ma vie à surveiller ça. La dernière fois, c’étaient des photos avec ma fille qu’on a vues partout. Maintenant, ce sont même les gens dans la rue qui vous photographient discrètement avec leur téléphone et vendent des clichés à certains magazines. Mais la plupart du temps, les gens sont sympas. Parfois, on me saute au cou, c’est super mignon, même si ce n’est pas toujours le bon moment et que cela prend énormément d’énergie. Je m’applique à rester dans des périmètres calmes… »
« Je suis Cheval de feu. C’est mon année ! »
On parle de son âge, elle ne trouve pas ça discourtois, elle aura 60 ans en novembre. «Je suis Cheval de feu. C’est mon année ! S’il ne me vient pas à l’idée de penser à la postérité, il m’arrive de penser à la mort, et ce n’est pas une idée qui m’amuse beaucoup. Le pire cap pour une actrice, c’est 55-65 ans. On ne vous propose pas des rôles de grand-mère parce que vous n’êtes pas si mal, mais on ne sait pas trop quoi faire de vous. Pourtant, dans LOL 2.0, mon fils, joué par Victor Belmondo, va devenir père… Je me souviens qu’à un moment donné, j’étais devant une assemblée, et je racontais le pitch du film. Je révèle alors que mon personnage va devenir grand-mère. Et là, j’entends tous les hommes dire “Oh non !” C’est fou, non ?» (Elle rit.) L’heure tourne, on lui demande, pour terminer, ce qui la fait rire, LOL. Elle dit qu’elle « rigole beaucoup », cite Cécile de France dans La confiance règne, Florence Foresti ou l’absurde dans la vie quotidienne. Autre chose ? Elle danse souvent à la maison, « parfois seule, parfois avec des copains ». La playlist du moment ? Tout Donna Summer. Elle vous sourit, vous embrasse, elle file aussi vite qu’elle est arrivée, sa silhouette déliée s’évanouit dans le hall. Dehors, il a plu, mais I Feel Love tourne en boucle dans votre tête.
« LOL 2.0 », de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau, Thaïs Alessandrin, Victor Belmondo…