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Le prix des transports en commun est une préoccupation des étudiants Toulousains. Rencontre hier à la sortie du métro Université-Paul-Sabatier. Certains jugent les tarifs actuels acceptables. D’autres plaident pour la gratuité ou pour une extension des tarifs réduits.
À la sortie du métro Université-Paul-Sabatier, ce jeudi matin, les étudiants s’entrecroisent. Certains viennent de finir leurs cours de la matinée, d’autres se pressent pour ne pas être en retard à leur prochain rendez-vous. Mais tous se retrouvent dans les couloirs des transports en commun. Pour les étudiants non boursiers de moins de 25 ans, l’abonnement coûte aujourd’hui 15,50 € par mois.
Montpellier comme exemple
Jeanne, en licence de Biologie, trouve ce tarif tout à fait convenable. « Pour un abonnement mensuel, je pense que je le rentabilise largement. » Elle remarque pourtant que d’autres villes sont plus généreuses. « À Montpellier, les habitants ont les transports gratuits », observe-t-elle.
Pierre, doctorant en Ecologie, connaît bien Montpellier justement et soutient l’idée d’une gratuité totale. Pour son usage personnel, il n’a pas besoin d’abonnement cependant car il privilégie le vélo. Il préfère donc utiliser des cartes de dix voyages pour ses déplacements ponctuels.
Pas seulement jusqu’à 18 ans
De son côté, Mathéo, étudiant en STAPS, considère qu’une gratuité jusqu’à 25 ans serait déjà une belle avancée. Selon lui, il ne faut pas oublier que « les études ne s’arrêtent pas à la majorité et il serait plus juste d’étendre les avantages au-delà de 18 ans ». Étant boursier, il a choisi l’abonnement annuel à 120 €, tout en confiant que « devoir sortir 120 € d’un seul coup, ça a été un peu compliqué ».
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Un groupe de trois amis s’avance vers l’université. Pour Hamza, étudiant en master bio-santé, il faut rester réaliste : il craint qu’une gratuité totale jusqu’à 25 ans ne creuse un trou trop important dans le budget de Tisséo. Il préfère donc des solutions plus « stables ».
Enfin, Babacar et Moussa, deux étudiants en électronique de 24 ans, pensent surtout qu’il faudrait décaler l’âge limite des tarifs réduits. « À partir de 25 ans, les prix augmentent alors que l’on reste parfois étudiants jusqu’à 28 ou 29 ans. » Si le duo estime que la gratuité totale serait bénéfique, ils demandent avant tout une meilleure adaptation à la réalité des études longues.