Les affiches sont belles. Le ring est original. Pour cette première édition de Marseille Boxe Solidaire, l’organisateur Yacine Berrabah a souhaité marquer le coup : « On aura des jeunes de l’association Les Jeunes du 1-4-3 de Félix Piat, des chefs d’entreprises… On a voulu une vraie mixité, dans un lieu plus intimiste. Faire quelque chose d’assez inédit et dans un cadre caritatif. »
À l’origine de ce gala, il y avait la volonté pour les responsables de l’événement de mettre en lumière la boxe marseillaise, et lui donner la reconnaissance qu’elle mérite. Ainsi, la fight card est 100% marseillaise, avec en combat principal la Marseillaise Romane Moulai qui défend son titre. « Déterminée, comme d’habitude. Je suis dans ma bulle. Concentrée », glisse-t-elle à l’entraînement à la Villa M. Le message est clair. Elle n’a pas l’intention de se laisser distraire.
La semaine aura été intense pour la jeune combattante marseillaise jusqu’aux derniers détails. Séances physiques exigeantes, derniers ajustements, gestion du poids… Tout a été pensé pour arriver à la pesée de ce soir puis au combat demain dans les meilleures conditions, face à l’invaincue Philippine Althea Shine Pores.
Championne du monde IBO mi-mouche chez les pros, Romane Moulai entend conserver son titre et ne pas s’arrêter en si bon chemin. Ce gala représente beaucoup pour elle. « C’est une grosse opportunité de chercher une grosse ceinture derrière, de me faire un nom ici, à Marseille… Montrer de quoi je suis capable. »
Dans l’autre main event de la soirée, Gianni Carullo sera opposé à Kemil Mansour. « Spicy, épicé, excitant », s’enthousiasme l’ambitieux Kemil Mansour pour décrire le duel qui arrive. Pour Gianni Carullo, c’est une « résurrection » et un retour sur le ring dantesque : « Je reviens de très loin et rien ne peut m’arrêter. » Ça promet.
Marseille Boxe Solidaire. Samedi 7 février dès 19h30 à la Villa M.