L’incident s’est produit mardi soir dans la base navale de Zeebruges à bord du chasseur de mines Oostende, où la surchauffe d’un composant du système d’échappement a provoqué un dégagement de fumée. Il n’y a pas eu d’incendie, ni de blessé, mais les pompiers ont dû être appelés à bord pour refroidir l’installation, selon la Défense, qui a aussi annoncé de son côté mener « une enquête technique ».
Un lien avec des sabotages en Allemagne ?
Interrogé par des députés à la Chambre, le lendemain de l’incident, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a fait le lien avec les événements survenus récemment dans le port de Hambourg, en Allemagne. « Nous avons déjà vu cela en Allemagne, où il s’agissait d’actes de sabotage », a déclaré Theo Francken, qui a jugé « frappant » l’incident sur le navire belge.
Deux hommes ont été arrêtés cette semaine, un Roumain interpellé à Hambourg et un Grec dans son pays, soupçonnés d’avoir tenté de saboter des navires de la marine allemande. Les faits datent de l’an dernier à l’époque où ils travaillaient sur ces bateaux alors présents sur un chantier naval à Hambourg.
Leurs motivations n’ont pas été éclaircies à ce stade. Vendredi, la porte-parole du parquet belge a souligné qu’il était trop tôt pour parler de suspicions de sabotage à Zeebruges. Les investigations techniques doivent durer plusieurs jours pour obtenir de premiers éléments d’explication, selon elle.