Malgré le « bazooka douanier » de Donald Trump et les tensions géopolitiques, les petites et moyennes entreprises françaises n’ont pas dit leur dernier mot sur l’export. L’économie européenne pourrait en tirer profit.
C’est le principal enseignement du baromètre export annuel de Bpifrance Le Lab, publié ce vendredi. « L’exportation reste un levier stratégique pour les TPE PME françaises, même dans un environnement international marqué par l’incertitude », affirme en ce sens Bpifrance.
Premier chiffre notable : près d’un quart (24 %) des TPE-PME sondées (4 651 entreprises) comptent exporter en 2026. Une proportion relativement stable, selon Bpifrance. En 2025, elles étaient en effet 26 % à répondre oui à cette question, contre 23 % en 2024. Sans surprise, les entreprises exportant régulièrement se montrent « les plus optimistes » sur le chiffre d’affaires généré par cette activité. 37 % l’anticipent, contre 29 % des exportatrices occasionnelles et 19 % des non-exportatrices.
L’autre enseignement de ce baromètre est qu’en 2026, les pays de l’Union européenne (UE) seront les principaux destinataires de ces exportations. Ainsi, note Bpifrance, 86 % des TPE-PME comptent y envoyer leurs produits, soit 3 points de plus sur un an. Parmi elles, 39 % le feront exclusivement dans ce territoire.
Toutefois, 61 % des entreprises sondées prévoient d’exporter en dehors de l’UE. Une proportion stable, principalement vers l’Amérique du Nord (28 %, soit 2 points de plus), l’Asie et le Moyen-Orient. Bpifrance ajoute que l’industrie devrait porter l’accélération des exportations cette année.