Les relations entre la France et le Groenland s’inscrivent dans une coopération ancienne, notamment dans le domaine scientifique. Depuis les années 1930, plusieurs organismes français de recherche, dont le CNRS, l’IFREMER et l’INRAE, mènent des travaux sur l’île. En 2025, vingt-cinq projets impliquaient des équipes françaises, tandis qu’une première dérive arctique de la station polaire Tara Polar est prévue en 2026.

Ces dernières années, les échanges culturels se sont également développés, avec des collaborations entre artistes français et groenlandais dans les domaines du cinéma et des arts visuels. En 2025, l’Institut français du Danemark a soutenu l’exposition « Mapping Nunaat », consacrée aux représentations contemporaines du territoire arctique.

En janvier, après plusieurs semaines de crise, Donald Trump a annoncé avec le secrétaire général de l’Otan un « cadre » en vue d’un accord sur l’avenir de l’île arctique, aux contours encore flous. De leur côté, Américains, Groenlandais et Danois ont entamé des discussions au sein d’un groupe de travail, notamment sur la sécurité du territoire autonome danois.

La décision française d’ouvrir un consulat est antérieure au dernier pic de tension. Elle avait été annoncée en juin dernier lors d’une visite du président Emmanuel Macron à Nuuk, où il était venu exprimer la « solidarité européenne » à l’égard de l’île, critiquant déjà les velléités de Donald Trump de l’annexer.

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