L’Union européenne a proposé ce vendredi d’intensifier les sanctions contre la Russie, notamment dans les secteurs bancaires et de l’énergie. Un coup dur pour Moscou, dont l’économie russe a décroché en 2025.

La Commission européenne a proposé vendredi de nouvelles sanctions contre la Russie, ciblant le secteur bancaire et l’énergie, avec une interdiction des services maritimes (maintenance, remorquage, etc.) aux pétroliers russes, a indiqué sa présidente Ursula von der Leyen.

« Cela réduira encore davantage les revenus énergétiques de la Russie et compliquera la recherche d’acheteurs pour son pétrole », a-t-elle assuré dans un communiqué.

Le ministère russe des Finances a déjà indiqué que ses revenus liés au pétrole ont chuté de 25% en 2025. Et pourrait ne pas empêcher une nouvelle baisse en 2026, alors que les recettes générées par la vente de gaz et de pétrole approchent les 22% du PIB du pays.

Ces sanctions sont donc un nouveau coup de massue pour Moscou, dont l’économie a fonctionné au ralenti en 2025. Vladimir Poutine a notamment déclaré ce mardi que la croissance de son pays avait ralenti de 4,3% en 2024 à seulement 1% l’année dernière. Le président l’a justifié par la volonté gouvernementale de contrôler l’inflation, passée de 9,5% à 5,6% sur la période.

La Banque centrale de Russie a d’ailleurs récemment abaissé ses prévisions de croissance, prévoyant qu’elle oscillera entre 0,5 et 1%. La faute aux dépenses militaires pharaoniques qui, après avoir porté l’économie, freinent désormais la consommation à cause de l’inflation qu’elle engendre. Et donc à cause des nombreuses sanctions, gels d’avoir et embargo mis en place par la communauté internationale.