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Alors que les communes situées entre Ax-les-Thermes et l’Andorre souffrent déjà durement du blocage de la RN20 suite à l’éboulement du 31 janvier 2026, la Haute Ariège se prépare à un samedi noir. Aucun train ne circulera ce samedi 7 février.

Les habitants de Mérens-les-Vals et de l’Hospitalet-près-l’Andorre pensaient sans doute avoir atteint un point critique depuis l’éboulement qui a paralysé la RN20, axe routier stratégique reliant l’Ariège à l’Andorre. Mais un nouveau coup dur vient frapper ces communes déjà fragilisées.

En raison d’un mouvement social à la SNCF, aucun train ne circulera en Ariège ce samedi 7 février 2026. Une situation encore plus lourde de conséquences pour les communes situées entre Ax-les-Thermes et le Pas-de-la-Case, en Andorre.

Une longue déviation routière

Depuis plusieurs jours, le train représentait en effet une véritable bouffée d’oxygène pour Mérens-les-Vals et l’Hospitalet-près-l’Andorre, d’autant que la Région Occitanie avait renforcé l’offre ferroviaire afin de limiter les conséquences de la fermeture de la RN20. Samedi, les habitants n’auront d’autre choix que d’emprunter une longue déviation routière pour accéder à l’Andorre.

« Des bus seront mis en place entre Auterive et Ax-les-Thermes uniquement », communique la mairie d’Ax-les-Thermes. Une solution partielle, qui laisse de côté les communes de montagne. Pour Mérens-les-Vals et l’Hospitalet-près-l’Andorre, la situation s’annonce particulièrement compliquée.

La colère monte chez les élus locaux. « Faire ça maintenant, c’est criminel. Normalement on recherche l’intérêt collectif, là l’intérêt collectif il n’y est clairement pas », réagit à chaud Arnaud Diaz, maire de l’Hospitalet-près-l’Andorre.

« Je suis scandalisé »

Interrogé, Kamel Chibli, vice-président de la Région Occitanie, ne cache pas non plus son exaspération : « Je suis scandalisé que l’on puisse prendre en otage, une ligne qui est vitale et primordiale pour l’ensemble des habitants de la haute Ariège, alors que nous faisons tous des efforts pour permettre à ce que chaque habitant salarié puisse circuler et limiter l’impact au maximum. Je respecte le droit de grève, mais il va du bon sens de chacun de prendre la mesure de chaque situation ».

Une douche froide également pour les stations de ski. « Nous avons plus de 250 personnes qui ont fait le choix de prendre le ski rail pour rejoindre les stations ariégeoises. Nous sommes en train d’essayer d’organiser en urgence un déplacement par bus si c’est faisable », conclut Kamel Chibli.

Les trains devraient circuler à nouveau à partir de dimanche.