Ce samedi, les Bleus vont à nouveau croiser la route de la Nouvelle-Zélande, lors de la phase de poule du tournoi de Perth. Un match qui sera l’occasion de voir à l’œuvre Michael Manson (24 ans), ailier néo-zélandais au parcours atypique et à la pointe de vitesse record.
À 12h14, ce samedi, France 7 défiera la Nouvelle-Zélande en clôture de la phase de poule du tournoi de Perth. Les Bleus devraient aborder ce choc avec un léger ascendant psychologique sur leur rival, une semaine après un succès notable face à ces mêmes Blacks (19-12), à Singapour.
Les Néo-Zélandais, deuxièmes du classement général, avec deux points d’avance sur la France, n’en restent pas moins des concurrents redoutables. Ils comptent notamment dans leurs rangs une des nouvelles attractions de la discipline : pour ses premiers pas sur le SVNS Series, Michael Manson (24 ans, 1,80 m, 80 kg) a fait forte impression, le week-end dernier. Avec deux essais dont une action de grande classe qui a permis à la Nouvelle-Zélande de grimper sur la troisième marche du podium. Sur cette séquence, il a offert un joli aperçu de sa pointe de vitesse. Sa marque référence en la matière constitue, à en croire la presse néo-zélandaise, un record absolu pour un rugbyman : l’ailier aurait en effet atteint 39,9 km/h. Soit encore mieux que Louis Bielle-Biarrey et ses 38,5 km/h.
Cet ancien champion du 100 mètres au lycée Otago Boys’ High School a jusqu’alors connu une trajectoire atypique. Passé par l’académie d’Otago, il a commencé à percer en NPC sous les couleurs de Southland, inscrivant douze essais en dix-sept apparitions, entre 2021 et 2023. Dans un premier temps, les portes du Super Rugby lui étaient restées fermées : « Il n’y avait pas vraiment beaucoup d’opportunités en Nouvelle-Zélande, toutes les places d’ailier étaient prises, aucune ne se libérait, raconte-t-il à Rugby Pass. Greg Cooper, l’entraîneur des Utah Warriors, m’a donné ma chance et je pense que c’était la meilleure décision que j’aie prise. Ça m’a donné plus d’assurance, j’ai mieux compris le jeu et j’ai eu l’opportunité de voyager. »
Je regrette de ne pas l’avoir saisie plus tôt
Dans une Major League Rugby moins relevée, son potentiel a éclaté au grand jour, l’athlète tournant à plus d’un essai par match sur la saison (14 réalisations en 12 rencontres). De retour en Nouvelle-Zélande à l’été 2024, il a de nouveau brillé en NPC. Avant, enfin, d’avoir les honneurs du Super Rugby avec trois apparitions sous les couleurs des Highlanders. Trop peu pour s’imposer véritablement dans la reine des compétitions sudistes. Assez pour taper dans l’œil des sélectionneurs du 7 : « En Nouvelle-Zélande, tous les enfants rêvent de porter le maillot noir, et ça a toujours été mon cas. C’est devenu plus réaliste avec la sélection à 7 de par mon style de jeu. Quand cette opportunité s’est présentée, je ne pouvais pas la laisser passer. Avec le recul, je regrette de ne pas l’avoir saisie plus tôt. C’est formidable de représenter son pays. »
Absent sur blessure lors des deux premières étapes du circuit mondial, Manson n’a pas mis longtemps à se lancer. Le natif d’Invercargill a tout pour être une des têtes d’affiche d’une discipline qui se cherche de nouvelles vedettes. Ainsi qu’une une menace de tout premier plan pour les autres nations.