Par

Jean-Marc Aubert

Publié le

7 févr. 2026 à 10h59

Coup de théâtre à la cour d’appel de Montpellier, où les juges ont infirmé, ce jeudi 5 février 2026, le jugement rendu en première instance sur la mort d’un aigle royale début 2023, dans le parc éolien de Lunas-les-Châteaux, à l’Ouest de Lodève.

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Relaxée par cet arrêt dont les motivations ne sont pas encore connues -il n’a pas encore été notifié aux parties- la société Valeco Énergie Renouvelable -ERL- du Languedoc avait été condamnée par le tribunal correctionnel de Montpellier pour « destruction d’espèce protégée » à la mise en sommeil de l’exploitation pour un an. ERL exploite sept éoliennes au lieu-dit Bernagues, dans le massif de l’Escandorgue. L’aigle royal avait été retrouvé mort au pied d’une éolienne le 10 janvier 2023, créant un vif émoi parmi de nombreuses associations et des actions en justice.

Les éoliennes vont redémarrer. Elles étaient stoppées après le jugement du mois d’avril 2025, prononcé l’arrêt du parc pendant un an avec exécution provisoire, c’est à dire immédiatement. ERL du Languedoc avait écopé d’une amende de 200 000€, dont 100 000€ avec sursis, le président de cette société basée à Montpellier étant condamné à 40 000€ d’amende, dont 20 000€ avec sursis.

Un système de détection 

Lors du premier procès, ERL du Languedoc avait notamment plaidé qu’un système de détection des rapaces avait été mis en place, précisément pour éviter qu’ils ne soient happés par les pales. L’avocat de la société avait souligné que ce dispositif avait bien fonctionné et que cet aigle royal mâle était décédé accidentellement, et non des suites d’une négligence dans l’exploitation du parc éolien.

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L’avocat qui représente trois associations qui ont esté en justice assure être déçu de cet arrêt, alors que, pour la première fois sur le territoire, un tribunal avait ordonné le démantèlement de ces sept machines sur le site de Bernagues estimant un permis de construire irrégulier. Le procureur général près la cour d’appel dispose d’un délai de cinq jours pour éventuellement introduire un pourvoi en cassation. D’autres procédures sont en cours entre les associations opposées au fonctionnement de ces éoliennes et ERL du Languedoc, notamment au civil. Un autre procès doit se tenir après un arrêt rendu il y a presque un an par le tribunal judiciaire de Nîmes, qui a été annulé par la Cour de cassation.

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